Quatre
ans plus tard. Claire Bennet (Hayden Panettiere) veut tuer Peter
Petrelli (Milo Ventimiglia). La raison réside dans les événements qui
se sont déroulés auparavant. Retour à l'époque actuelle. Peter tire sur
son frère Nathan (Adrian Pasdar), qui souhaitait révéler au monde la
vérité sur les "Héros". Mais Nathan survit. Pendant ce temps, Maya
Herrera (Dania Ramirez) pousse Mohinder Suresh (Sendhil Ramamurthy) à
trouver le moyen médical de mettre fin à son pouvoir destructeur. Au
même moment, Hiro Nakamura (Masi Oka), devenu PDG à la suite de la mort
de son père, découvre que celui-ci conservait dans un coffre-fort une
moitié de formule qui pourrait amener la fin du monde. Mais aussitôt
récupéré, le précieux document est dérobé par Daphné Millbrook (Brea
Grant), une voleuse supersonique. Nathan, remis de son agression, est
contacté par Tracy Strauss, adjointe du Gouverneur Robert Malden (Bruce
Boxleitner), pour qu'il accepte un poste de Sénateur. Or Tracy est le
sosie de Niki Sanders (Ali Larter)...
Il vaut mieux arrêter ici l'énumération des trouvailles aussi improbables que fumeuses amoncelées par
les créateurs durant les trente premières minutes, car les péripéties
ci-dessus représente une infime partie de ce qui nous est asséné. Et ce
n'est qu'un commencement de début ! Il est d'ailleurs hautement
souhaitable de ne pas chercher à suivre le fil de cet imbroglio
majuscule, sous peine de migraines carabinées ! La
seconde saison avait déjà éprouvé une certaine difficulté à "tenir" la
profusion de personnages et d'événements dans des limites efficacement
raisonnables. Ici, c'est d'emblée le foutoir complet. Au point que
l'agitation effrénée et hyper-concentrée dans le temps des participants
vire parfois à l'incompréhensible et souvent au
ridicule, surtout dans les dix premiers épisodes. Autre conséquence de
cette overdose, beaucoup
de séquences perdent grandement leur efficacité en raison d'un montage
speedé qui ne laisse jamais aux protagonistes le temps de vivre
l'intensité de leurs actions. Quant à la multiplication de celles-ci,
elle
provoque un déséquilibre marqué dans les interventions des divers
surhommes. On perd de vue un ou deux d'entre eux, puis ils font leur
réapparition soudaine au gré de l'inspiration fluctuante des
scénaristes. Et conséquence encore plus ennuyeuse, l'indifférence
envers ces marionnettes censées sauver le monde ou le détruire,
puisqu'on ne sait plus très bien qui veut quoi, grandit en même temps
que s'intensifient les délires des créateurs. Ce qui provoque plus
d'une fois, l'envie de jeter l'éponge en cours de route, et de laisser
les prétendus héros s'étripailler ad eternam ! Quant au dénouement, à
la fois foutraque et laborieux, il clôt une seconde partie, certes
moins brouillonne que la première, mais qui manifeste, à l'évidence, un
essoufflement chronique !
Une bien triste
évolution pour cette série qui s'annonçait originellement excitante et
sympathique. C'est d'autant plus dommage que sont développées, tout comme dans les "4400",
les différentes optiques sous lesquelles sont regardés ces êtres hors
normes, études qui présentent toujours un intérêt majeur dans la
compréhension du fonctionnement de l'humain....
En fin de compte, une ratatouille qui se rêve hyper-pimentée, mais se
révèle pitoyablement grotesque et indigeste.
Film sur IMDB