Dans un appartement, vit Eric (Björn Almroth), qui passe son
temps couché, le casque sur les oreilles, et son père, Rickard
(Thorsten Flinck). Celui-ci a projeté de tourner une vidéo porno en
compagnie de son copain Geko (Goran Marjanovic) et de la blonde Tess
(Sanna Brading). Eric refuse d'y participer...
Si les étoiles étaient proportionnelles aux superlatifs quels qu'ils
soient, nul doute que ce film ovni brillerait au firmament du
septième art. Car ils ne font pas vraiment défaut : Maxi délire,
personnalités maxi schizophréniques, caméra maxi frénétique,
insertion de visions maxi hallucinées, le tout pour donner surtout
naissance à un maxi pensum ! Autant dire que, à moins d'avoir fumé
la moquette pour peut-être, entrer dans le monde intérieur des
protagonistes, (ce qui, étant donné l'état du dit monde, n'est à
conseiller à personne !), il faut une sacrée dose de patience pour
supporter ce fatras souvent nauséeux, voire carrément indigeste.
Entre divagations sur la vie au fond des océans, les mères absentes,
l'élevage des vers de terre, les insectes en gros plan, les
bombardements à coups de ketchup, voire de vomi, et même une photo
de Crop Circle, le spectateur lambda risque fort de ressortir de ce
foutoir en se demandant s'il vient de recevoir un météorite sur la
tête, ou si Jules César est encore en train de conquérir la Gaule.
Mais sans doute cette évaluation dénote-t-elle la médiocrité du
goût de son auteur, incapable de juger à sa valeur réelle cette
instrospection psychanalytique à l'originalité exacerbée. La
chaîne Arte ne saurait en effet proposer que des oeuvres d'une haute
tenue artistique... Eh bien disons, pour terminer sur une note
positive, que les acteurs semblent possédés par ce qu'ils vivent. Le
malheur est que l'on n'a pas envie, mais alors vraiment pas du tout,
de les suivre dans leurs hallucinations...