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" The  Host ",   

( Gwoemul ),        2006,

de : Joon-ho  Bong,

avec : Song Kang-Ho, Bae Doona, Hae-il Park,

Musique : Byung-woo Lee

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host  

  

    En 2000, une firme chimique occidentale déverse des centaines de litres de produits toxiques dans le fleuve Han. Octobre 2006. Le vieux Park Hee-bong (Byeon Hie-bong) tient un petit snack au bord de l'eau. Il vit avec ses trois enfants, dont Kang-du (Song Kang-Ho), un peu simplet, qui ne travaille guère mais idolâtre sa fille unique Hyun-seo (Ah-sung Ko). Un jour, surgit du fleuve un monstre qui sème la terreur sur les berges. Au milieu de la panique, Kang-du lâche la main de sa fille qui est emportée par la bête. Dès lors, le père n'a plus qu'une idée en tête : retrouver l'enfant qui, apparemment, est toujours vivante...

    Une énième variation sur le thème très souvent vivité du monstre né de l'inconscience humaine. La technique ayant progressé beaucoup plus rapidement que l'imagination des auteurs, le spectateur a droit à une bestiole hyper-agile, relativement effrayante, et, ce qui est loin d'être toujours le cas, assez peu ridicule. Mais la surprise ne naît pas tant de cette semi-réussite esthétique, que de l'adhésion au drame, qui, au fil des séquences particulièrement bien filmées, s'installe progressivement. Cette famille banale, bercée par un infantilisme doux-amer, se voit soudainement confrontée à l'horreur de l'absence d'un des leurs, de l'inconnu, de périls divers (le monstre n'est en fait que la forme primitive du danger, les "nettoyeurs" de l'armée et de la santé incarnant une forme autrement plus pernicieuse et angoissante de celui-ci). Et l'on se surprend à suivre avec émotion cette quête dans la nuit. A attendre avec impatience une issue que l'on devine prévisible, mais qui, là encore, sait nous surprendre. Et, si l'intérêt de l'entreprise est limité, il n'en demeure pas moins qu'il faut saluer la réussite des auteurs : avoir su transcender un sujet mille fois traité, peuplé de personnages a priori peu charismatiques, pour donner naissance à un drame écologico-fantastique qui sait, plus d'une fois, nous bousculer et nous surprendre. 

   Bernard  Sellier               

 

 

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