Sanda
(Maria Roman) et sa mère Maria (Camelia Maxim) disparaissent après
avoir eu un accident de nuit en traversant une forêt de Roumanie. Le
lendemain, Clementine Olivia Bonamy), une enseignante française au
lycée de Bucarest, et son compagnon Lucas (Michaël Cohen) sont agressés
de nuit dans la grande maison isolée qu'ils habitent. Ils tentent de
fuir...
Le récit se démarque assez nettement des oeuvres
traditionnelles du genre. Non par le choix des procédés destinés à
créer et amplifier l'angoisse. Là, nous sommes dans le très classique :
obscurité, pluie, claquements de volets, bruits bizarroïdes... Mais
plutôt par le refus de sombrer dans le visuellement horrifique ( pas
une goutte de sang ), tant dans les agressions que dans le physique des
assaillants. D'un certain point de vue, le scénario se rapproche
beaucoup plus du "Projet Blair Witch" que des "Devil's rejects",
par exemple, évitant jusqu'au bout soigneusement de dévoiler la cause
réelle du drame, et l'on comprend pourquoi dans les dernières minutes !
Mais heureusement, si l'on peut employer ce mot horrible en
l'occurrence, l'efficacité dans l'angoisse se montre infiniment plus
réelle que dans le pseudo docu-témoignage de Daniel Myrick. Certes la
lenteur de la mise en route est pesante, certes le noir règne avec
beaucoup de densité dans la seconde partie, certes le jeu du chat et de
la souris, avec interminable visite de tous les recoins de la demeure (
fort grande ! ), est à la limite du fastidieux, mais le pouvoir
suggestif des images et des sons fait son petit effet. En revanche,
lorsque la dernière image survient, rappelant qu'il s'agit là d'un fait
réel, et, surtout, lorsque sont révélées au spectateur l'identité
des agresseurs, ainsi que leurs "motivations", c'est une véritable
sueur glacée qui déferle... Terrifiant...