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IMPAIRS
ET PERE
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Poème inspiré du
film : " Indiana Jones et la dernière croisade " de Steven
Spielberg
Avertissement : il peut être
préférable d'avoir vu le film avant de lire le poème...
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Quelle joie, mon cher
fils, de te revoir enfin,
L'espoir m'abandonnait de quitter cette geôle.
Enfermé dans ces murs, je m'ennuyais un brin.
Ces Boches abrutis ne sont même pas drôles !
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Unis comme les doigts d'une main vengeresse,
Nous partons à la quête du Très Saint Calice.
Un seul regret, pourtant, perdre cette diablesse,
Qui pimentait mes soirs d'un aiguillon de vice !
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J'avoue y perdre un peu mes rudiments de grec,
Dans ton intervention un tantinet brouillonne.
Ton soi-disant ami fait des salamalecs,
A ces Nazis furieux qui, du coup, nous bâillonnent !
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Les voyages, dit-on, bâtissent la jeunesse !
Etant donné mon âge et mes cheveux blanchis,
Je commence à douter que mes vieux os encaissent
Les courses à moto sur des chemins pourris.
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Tu me sembles parfois imprévisible et fou.
Etait-ce bien sensé de fuir en dirigeable,
Pour ensuite voler cet antique coucou,
Que tu pilotes comme un maudit incapable ?
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Je conviens cependant d’une infime bévue,
Dont je suis coupable à l’insu de mon plein gré !
Quelques balles tirées par mes soins assidus,
Et notre gouvernail en fut désintégré…
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Mon modeste génie enfin s’est épanoui,
Alors que nous étions la proie de l’ennemi !
J’ai sauvé mon cher fils et préservé ma vie :
Le Messerschmitt a chu, grâce à mon parapluie !
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Vous serez exemptés des multiples périls,
Affrontés par nos corps et nos esprits subtils.
Par bonheur mon enfant a hérité des gènes,
Qui font de ma personne une âme surhumaine.
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Mon corps gît sur le sol de cette grotte sombre,
Perdant son précieux sang par une plaie béante.
Pourvu que mon cher fils découvre sans encombre,
La coupe du Saint Graal, car l’affaire est urgente !
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La colère de Dieu s’abat sur les méchants,
Le calice du Christ est à jamais enfoui
Dans le cœur de la terre, au milieu des gisants,
Gardiens du lourd secret de son pouvoir de Vie.
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Je te sais gré, Seigneur, d’avoir sauvé mes jours.
Mes yeux se sont ouverts et mon cœur a compris,
Qu’au-delà des splendeurs vaines qui nous entourent,
Il n’est plus beau trésor que mon bien cher Indy !
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24/06/2003
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