2009.
Le docteur Alice Krippin (Apris Grace) annonce avec triomphalisme que,
grâce à un virus génétiquement modifié, le cancer est en passe d'être
totalement vaincu. 2012. La race humaine a quasiment disparu de la
surface de la terre. Les quelques survivants qui n'ont pas succombé,
ont été transformés par le virus en des êtres d'une violence folle.
Apparemment seul survivant sain, le docteur Robert Neville (Will Smith)
vit avec son chien Sam et cherche désespérément une antidote à l'action
mortelle du virus...
Le film s'ouvre sur une vision aussi stupéfiante que cauchemardesque et
réaliste d'un New York aux avenues désertes, envahies par des herbes
folles, dans lesquelles les cerfs tentent d'échapper aux mâchoires des
lions. Hormis un petit nombre de séquences particulièrement flippantes,
mais heureusement maîtrisées visuellement, nous assistons au quotidien
profondément déprimant d'un Will Smith dont la sobriété n'exclut
nullement l'expressivité émotionnelle. Une fois n'est hélas pas
coutume, les créateurs ont eu le bon goût de donner naissance à des
créatures mutantes tout à fait crédibles, loin des ridiculissimes
bestioles tentaculaires et baveuses qui nous sont offertes si souvent.
En revanche, force est de constater que le scénario en lui-même, qui
repose beaucoup plus sur une atmosphère (très bien rendue, d'ailleurs),
que sur une construction événementielle élaborée, se révèle un tantinet
frustrant. Quant à l'observateur cartésien et critique, il pourra
s'interroger à juste titre sur nombre de phénomènes inexpliqués.
En particulier le fait que, malgré trois ans passés sans un humain,
tous les appareils fonctionnent électriquement sans problème... Mais il
serait mal venu d'ergoter sur des points de détail, tant cette
survivance dans des conditions extrêmes marque beaucoup plus le
souvenir que les délires primaires et abracadabrants de "Mad Max".
> Le film
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