Les
préparatifs du débarquement en Normandie le 6 juin 1944, et le
déroulement des différentes attaques.
Un monument célébré à juste titre en son temps. L'ampleur des
reconstitutions est impressionnante, même si le réalisme guerrier est
bien loin d'atteindre celui que Spielberg affichera, par exemple, dans
"Il faut sauver le soldat Ryan". Il est dommage que la version
française fasse parler tous les protagonistes dans la langue de Racine,
ce qui nuit légèrement à la crédibilité des situations. Mais c'est
là un détail négligeable, tant le scénario met en évidence avec
clarté les doutes, atermoiements successifs, ainsi que les minuscules
grains de sable dans la machine de guerre allemande, qui permettront aux
Alliés de remporter une victoire qui s'annonçait plus que
douteuse. La narration alterne courts moments individualisés et longues
séquences épiques (débarquements à Omaha & Utah Beach, escalade
de la pointe du Hoc...). C'est une fresque historique simplifiée qui
passionne de bout en bout et permet d'avoir une vision raccourcie, mais
relativement globale, des mécanismes complexes qui ont permis de mettre
en route le moteur matériel et psychologique capable d'anéantir la
puissance des armées nazies. En fin de compte, l'aspect
"agaçant" de l'oeuvre réside dans l'avalanche de
"têtes d'affiche" qui se succèdent. Y avait-il vraiment
besoin d'afficher tous ces acteurs de première grandeur au générique,
alors qu'ils font, pour certains, une apparition de quelques secondes ?
Rien n'est moins sûr. Cela dit, il est amusant de chercher à
découvrir, au détour d'un plan, l'apparition de Sean Connery, de
Richard Beymer (l'inoubliable Tony de "West
Side Story"), ou encore celle
de Paul Anka.
De toute manière, une reconstitution incontournable.