Clay
Gregory (Bill Pullman) habite New-York avec sa femme Bridget (Linda
Fiorentino). Il rapporte un jour 700 000 dollars obtenus en vendant de
la cocaïne. Mais, ayant eu le malheur de gifler son épouse, celle-ci
disparaît avec la somme. Elle atterrit dans la région de Buffalo,
trouve un emploi de direction sous le pseudonyme de Wendy et,
occasionnellement, utilise Mike Swale (Peter Berg) comme dérivatif
sexuel. Clay cherche par tous les moyens à retrouver sa trace...
Dans
le registre des femmes fatales du style "Malice",
Linda Fiorentino est assurément une garce assez mémorable. Le regard
sournois, le verbe leste et la morale en-dessous du seuil de pauvreté,
elle assure sans problème. Le problème, lui, viendrait plutôt du
scénario qui est tout, sauf vraiment passionnant. Si l'histoire
commence de manière assez classique, la métamorphose de Bridget en une
allumeuse de jeunots complexés, tel Mike, promet une efficace
machination avec coups bas et retournements de situation croustillants.
En fait, rien de tout ça ne survient. L'aventure campagnarde de la
fuyarde se traîne du bar au lit, en passant par une paresseuse
enquête diligentée par Clay. Et ce remplissage plus que
laborieux finit par faire que l'on se désintéresse complètement de
cette mante religieuse qui se donne pourtant beaucoup de mal dans le
machiavélisme. C'est à peine si la fin se réveille un peu, mais c'est
pour se clore dans une conclusion poussive et fort peu
convaincante. Bill Pullman semble faire de la figuration, et le
séduisant Mike est vraiment trop tarte pour que l'intérêt se porte
vraiment sur ses malheurs.
A retenir pour la composition de Linda Fiorentino, mais assez décevant
malgré tout !