Ben
Garvey (Paul Walker) vit désormais libre avec sa femme Lisa (Piper
Perabo) et sa fille Katie (Brooklynn Proulx), après avoir purgé une
peine de prison. Mais son nouvel employeur ayant appris ses démêlés
passés avec la justice, le licencie sans états d'âme. Acculé, Ben
accepte de participer, avec son frère Ricky (Shawn Hatosi), récemment
sorti de tôle, à un petit casse. Celui-ci dérape, et un policier est
tué, ainsi que Ricky. Bien qu'il ne soit pas responsable de la mort du
flic, Ben est condamné à mort. Deux ans plus tard, il est sur le point
d'être exécuté...
Le film souffle à la fois le chaud et le froid. Paul Walker incarne
avec intensité et justesse ce père de famille perdu dans une expérience
vitale hors normes. C'est un fait indéniable. Cela dit, le scénario se
traîne, les événements, qui ont le bon goût de ne jamais verser dans la
gratuité ou le spectaculaire de bas étage, sont tout de même
passablement ternes, et le spectateur finit par se lasser quelque peu
de ne pas voir de direction se profiler à l'horizon. Il convoque
inconsciemment des références cinématographiques pour tenter de donner
un sens à ce qu'il voit ("Le Prisonnier" pour le micro village de
Dundee duquel il semble impossible de partir ; "L'échelle de Jacob" pour l'atmosphère inquiétante et glauque ; voire "Sixième sens"...).
Lorsque la clé se dessine, un intérêt certain renaît, d'autant qu'elle
suscite une réflexion intéressante sur le conditionnement psychique de
l'être humain, sur l'existence possible d'une rédemption. Mais
l'ensemble de cette histoire attachante pâtit quand même grandement
d'un manque général de souffle et d'un simplisme parfois gênant.