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" The Lazarus Project ",        2008,

de : John Patrick  Glenn, 

avec : Paul Walker, Piper Perabo, Lambert Wilson, Bob Gunton, Shawn Hatosi, Linda Cardellini,

Musique : Brian Tyler

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lazarus_project

    

    Ben Garvey (Paul Walker) vit désormais libre avec sa femme Lisa (Piper Perabo) et sa fille Katie (Brooklynn Proulx), après avoir purgé une peine de prison. Mais son nouvel employeur ayant appris ses démêlés passés avec la justice, le licencie sans états d'âme. Acculé, Ben accepte de participer, avec son frère Ricky (Shawn Hatosi), récemment sorti de tôle, à un petit casse. Celui-ci dérape, et un policier est tué, ainsi que Ricky. Bien qu'il ne soit pas responsable de la mort du flic, Ben est condamné à mort. Deux ans plus tard, il est sur le point d'être exécuté...

    Le film souffle à la fois le chaud et le froid. Paul Walker incarne avec intensité et justesse ce père de famille perdu dans une expérience vitale hors normes. C'est un fait indéniable. Cela dit, le scénario se traîne, les événements, qui ont le bon goût de ne jamais verser dans la gratuité ou le spectaculaire de bas étage, sont tout de même passablement ternes, et le spectateur finit par se lasser quelque peu de ne pas voir de direction se profiler à l'horizon. Il convoque inconsciemment des références cinématographiques pour tenter de donner un sens à ce qu'il voit ("Le Prisonnier" pour le micro village de Dundee duquel il semble impossible de partir ; "L'échelle de Jacob" pour l'atmosphère inquiétante et glauque ; voire "Sixième sens"...). Lorsque la clé se dessine, un intérêt certain renaît, d'autant qu'elle suscite une réflexion intéressante sur le conditionnement psychique de l'être humain, sur l'existence possible d'une rédemption. Mais l'ensemble de cette histoire attachante pâtit quand même grandement d'un manque général de souffle et d'un simplisme parfois gênant.

Bernard  Sellier 

  

 

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