Don Alejandro de la
Vega (Antonio Banderas) est devenu l'époux de la ravissante
Elena (Catherine Zeta Jones) et le père du petit Joaquin (Adrian
Alonso). Un vote vient d'avoir lieu pour accepter le prochain
rattachement de la Californie à l'Union. Mais lorsque le méchant Jacob
McGivens (Nick Chinlund) fait une apparition musclée pour s'emparer des
bulletins de vote, Alejandro comprend que la mission de Zorro n'est pas
terminée et que le bon peuple a besoin de lui. Elena, à laquelle il
avait promis une vie de famille tranquille, ne l'entend pas de cette
oreille. Ils se séparent. Trois mois plus tard, Alejandro découvre la
belle aux côtés d'un élégant comte français, Armand (Rufus
Sewell)...
Sept ans après "Le masque de
Zorro", Martin Campbell remet donc le couvert pour nous
entraîner dans une histoire politico-aventureuse qui mêle un brin
d'ésotérisme aux traditionnelles chevauchées du justicier-vengeur.
Certes, la qualité scénaristique du premier volet a légèrement fondu
avec le temps. Mais que demande-t-on à Zorro ? Du panache, du rythme,
de l'humour, de l'agilité, du mystère. Sur ce dernier point, le
spectateur est un peu frustré, tant le déroulement des événements se
révèle prévisible, mais dans les autres domaines, il n'y a pas
tromperie sur la marchandise. L'ouverture donne quelques signes
d'inquiétude. Zorro s'offre des airs de combattant chinois, volant dans
les airs comme un fantôme libéré de la pesanteur, et l'on se demande si
le syndrome "Matrix reloaded"
ne va pas frapper. Mais non, tout rentre dans l'ordre, si l'on peut
dire. Alejandro ferraille classiquement avec son épée, secondé par une
Catherine Zeta Jones combattante émérite et un rejeton digne de son
père, c'est-à-dire rebelle et téméraire. Rien n'a vraiment changé sous
le soleil de la Californie. Certains s'en attristeront, d'autres se
réjouiront de retrouver un Zorro fidèle à son image, simplement un brin
modernisé, certaines séquences rappelant, en moins génial, les exploits
d'Indiana Jones dans sa "Dernière Croisade".
Les paysages sont beaux, les combats bien filmés, les méchants bien
méchants, et le final explosif. De la routine, mais suffisamment
excitante pour procurer un agréable moment de régression...