Dan
Gallagher (Michael Douglas) est avocat. Il vit avec sa
charmante épouse, Beth Gallagher (Anne Archer) et sa petite fille.
C'est un homme heureux. Mais un jour, au cours d'une soirée mondaine,
il fait la connaissance d'Alex Forrest (Glenn Close), qu'il revoit
quelques jours plus tard dans une réunion de travail et avec laquelle
il passe un week-end, pendant une absence de sa femme. Lorsqu'il veut
rompre la relation, Alex devient menaçante et commence à le harceler
aussi bien à son travail qu'à son domicile...
La vie est décidément bien dure avec les chauds lapins et,
particulièrement, avec le séduisant Michael Douglas ! Sa filmographie
est une étude clinique de relations sexuelles
pathologiques. En 1989 il tombait sur Kathleen Turner ("La
guerre des Rose")
et la relation tournait à la bataille rangée. En 1992, il jette son
dévolu sur Catherine Tramell et son pic à glace ("Basic
instinct").
Ici, en 1987, il inaugurait la série noire en cédant aux avances,
certes aguichantes, de la plus frappadingue des blondes carnassières.
Ce n'est guère étonnant qu'il ait pété les plombs en 1993 ("Chute
libre"). Mais comme il ne devait pas avoir encore épuisé son
karma négatif, il remet la gomme et se fait harceler en 1994 par la
mante religieuse Demi Moore ("Harcèlement"). Souhaitons-lui que
Catherine Zeta-Jones soit un baume guérisseur efficace...
Bref, revenons à ce film célèbre. On y découvre une histoire simple,
pour ne pas écrire simpliste, un récit sans grande surprise, une étude
psychologique réduite à quelques analogies (Alex est obsédée par
l'opéra de Puccini "Madame Butterfly" et reproduit dans sa vie le drame
d'abandon de Cio Cio San), une opposition basique entre la fougue
sensuellement volcanique de Glenn Close et la beauté délicatement
distinguée de la merveilleuse et trop rare Anne Archer, une tension
gravissant correctement son petit bonhomme de chemin, et d'excellents
acteurs. C'est suffisant pour passer un agréable moment mais tout de
même assez peu ambitieux dans ses desseins. A noter que le final
alternatif est, à mon sens, bien préférable à celui qui a été retenu
pour la diffusion en salles, c'est-à-dire la prévisible et
sanguinolente bataille dans la salle de bains.