Kyle Bodine (Ed Harris) est
flic. Peu après avoir été appelé sur les lieux d'un meurtre, il fait la
connaissance d'une charmante femme, Rachel Munro (Madeleine Stowe).
Mariée à un banquier, Rupert (Charles Dance), aussi violent que volage,
elle succombe au charme du policier.
Dans la lignée des récits de machinations, manipulations en tous genres
(tels "Masquerade", "Faute de preuves", "Sens unique", "L'avocat du diable", "Malice", "Last seduction",...), le
film de John Bailey ne tient pas une place majeure, mais ne déshonore
pas le genre pour autant. Grâce à un scénario classiquement retors
(bien qu'un peu paresseux), à un final sombre, et, surtout à un duo
convaincant, l'histoire retient l'attention sans problème. Certes ce
n'est pas du cinéma novateur. Se reposant avant tout sur les
rebondissements habituels, la réalisation fait dans le traditionnel de
bon aloi, ne cherchant même pas à développer le côté sulfureux que
certains créateurs ont mis en exergue, dans des circonstances
similaires, afin de pimenter quelque peu ce type de sauce connue. Il
est donc indispensable de développer une certaine imagination pour
rendre plus émouvante et poignante cette chute inconsciente dans
l'enfer de la passion manipulatrice. De plus, la logique de
certaines scènes laisse un peu perplexe.
Surtout pour Ed Harris dont le sourire est décidément l'un des plus
charmeurs que l'on connaisse et pour Madeleine Stowe, qui, malgré sa
retenue ici, damnerait une légion de Saints... Un tout petit 4 étoiles,
bien loin de la réussite de "Faute
de preuves" ou "Sens
unique"...