Damien
Thorn (Sam Neill) a 32 ans. Il dirige la multinationale agronomique de
son oncle, Richard, mort à la fin du second épisode. Mais son but
principal est autre. Il désire plus que tout être nommé Ambassadeur à
Londres, car, d'après des calculs astronomiques précis, et, selon une
tradition ancienne, c'est en Grande-Bretagne, le 24 mars, que renaîtra
le Nazaréen. Pour que la puissance du Malin soit universelle et
infinie, il est indispensable que le Nouveau Né Elu soit supprimé dès
sa venue au monde. Après le suicide de l'Ambassadeur en titre, et la
nomination de Damien à son poste, par le Président des Etats-Unis
lui-même, la voie est ouverte pour que le règne de Satan couvre la
terre...
Comme c'est, hélas, fréquemment le cas avec nombre de séries
("Les Dents de la mer", "Rambo", "Taxi",
"Destination finale",...),
le premier volume se révèle passionnant, tandis qu'ensuite, intérêt et
qualité décroissent au fur et à mesure que le chiffre augmente ! Dans
la première partie, le réalisateur s'évertue à déjouer les hypothèses
du spectateur, ce qui apporte un peu de sel au récit, mais
l'inventivité est de courte durée. Le scénario se découd
progressivement, semble chercher ses marques, et entremêle scènes
relativement intéressantes (l'éradication systématique des nouveaux-nés
par les adeptes de Damien, à la façon du Roi Hérode dans la Bible), et
séquences à la limite du ridicule (celle des ruines, la conjonction des
étoiles...). Il exhibe au premier plan, de manière gênante, son aspect
artificiel, tarabiscoté, parfois verbeux, et laborieusement fabriqué.
Le dénouement est bien pauvre, les personnages, même majeurs (Kate
Reynolds, la journaliste (Liza Harrow) ; Harvey Dean, le fidèle second
(Don Gordon) ; le Père DeCarlo (Rossano Brazzi), n'ont guère
d'épaisseur, et Sam Neill lui-même, jeune, beau et brun, paraît un
choix moyennement convaincant. Heureusement que ce troisième épisode
marque la fin de l'épopée, pourtant fort bien entamée par Richard
Donner...