Stanley
Ipkiss (Jim Carrey) est un modeste employé de banque. Il reçoit un jour
la visite d'une future cliente en la personne de la divine Tina Carlyle
(Cameron Diaz). Mais la visite de celle-ci n'a pour but que de préparer
le hold-up organisé par son compagnon, l'ignoble Dorian Tyrell (Peter
Greene). Un soir, Stanley découvre fortuitement un masque en bois. Il
l'applique sur son visage et, en un éclair, devient un invulnérable
superman...
Ce film est en fait le quinzième environ de Jim Carrey, mais il a eu
évidemment le mérite de faire exploser à la connaissance du public cet
acteur caoutchouteux qui, même sans le secours d'un masque surnaturel,
parvient à tirer de son visage les expressions les plus ahurissantes.
Evidemment, à la vue de cette "chose" indéfinissable qui porte le nom
de film, deux options sont possibles.
Ou bien, en amateur de cartoons, style Tex Avery, on oublie
complètement la notion de subtilité, de finesse, de réalisme, pour ne
visualiser que les trouvailles abracadabrantesques qui émaillent
l'histoire : toutes les métamorphoses, les gags outranciers, les
délires visuels, les voix qui vont du fausset à celle d'Alice Sapritch,
en passant par les cow-boys de western, les trucages explosifs qui
inauguraient la nouvelle vague des effets numériques omniprésents
actuellement. Bref, on redevient le bambin de cinq ans qui
s'émerveille à chaque folie nouvelle.
Ou bien on ne voit dans tout ce fatras qu'une débilité totale, avec une
ombre d'histoire, un acteur grimaçant, un jaillissement de n'importe
quoi, et un ennui pailleté.
Bien qu'ancien amateur de dessins animés, j'avoue me ranger dans la
seconde catégorie, et les pitreries clownesques de Jim Carrey me
semblent relever davantage de l'aliénation que de la drôlerie.
Heureusement que Cameron Diaz illumine de sa beauté cette assommante et
bruyante entreprise !