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" The  Mask ",      1994,

  de : Charles ( Chuck )  Russell, 

avec : Jim Carrey, Cameron Diaz, Peter Riegert, Peter Greene, Amy Yasbeck, Richard Jeni, 

Musique : Randy  Edelman

*******

    

   Stanley Ipkiss (Jim Carrey) est un modeste employé de banque. Il reçoit un jour la visite d'une future cliente en la personne de la divine Tina Carlyle (Cameron Diaz). Mais la visite de celle-ci n'a pour but que de préparer le hold-up organisé par son compagnon, l'ignoble Dorian Tyrell (Peter Greene). Un soir, Stanley découvre fortuitement un masque en bois. Il l'applique sur son visage et, en un éclair, devient un invulnérable superman...

    Ce film est en fait le quinzième environ de Jim Carrey, mais il a eu évidemment le mérite de faire exploser à la connaissance du public cet acteur caoutchouteux qui, même sans le secours d'un masque surnaturel, parvient à tirer de son visage les expressions les plus ahurissantes. Evidemment, à la vue de cette "chose" indéfinissable qui porte le nom de film, deux options sont possibles. 

    Ou bien, en amateur de cartoons, style Tex Avery, on oublie complètement la notion de subtilité, de finesse, de réalisme, pour ne visualiser que les trouvailles abracadabrantesques qui émaillent l'histoire : toutes les métamorphoses, les gags outranciers, les délires visuels, les voix qui vont du fausset à celle d'Alice Sapritch, en passant par les cow-boys de western, les trucages explosifs qui inauguraient la nouvelle vague des effets numériques omniprésents actuellement. Bref, on redevient le bambin de cinq ans  qui s'émerveille à chaque folie nouvelle.

    Ou bien on ne voit dans tout ce fatras qu'une débilité totale, avec une ombre d'histoire, un acteur grimaçant, un jaillissement de n'importe quoi, et un ennui pailleté. 

    Bien qu'ancien amateur de dessins animés, j'avoue me ranger dans la seconde catégorie, et les pitreries clownesques de Jim Carrey me semblent relever davantage de l'aliénation que de la drôlerie. Heureusement que Cameron Diaz illumine de sa beauté cette assommante et bruyante entreprise !

 Bernard  Sellier               

 

 

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