Quatre ans ont passé. John
Hammond (Richard Attenborough) convoque Ian Malcolm (Jeff Goldblum)
pour lui demander de se rendre sur l'île Sorna, située à 140 kms de
Nublar, où avait été édifié le parc d'attractions. C'est en effet sur
Sorna que se produisaient secrètement les naissances de dinosaures et
le lieu est resté à l'état naturel depuis le drame. Le milliardaire a
été écarté du projet, et ceux qui lui succèdent ont le désir d'amener
les sauriens sur le continent afin de les intégrer à un zoo. Malcolm
refuse dans un premier temps, mais, apprenant que son amie Sarah
Harding (Julianne Moore) a accepté la mission, il part sur les lieux,
ignorant que sa fille Kelly (Vanessa Lee Chester) s'est cachée pour
l'accompagner.
Après "Jurassic
Park" dont
l'unité d'action servait le propos en n'éclipsant jamais le suspense
dramatique, une suite a été concoctée par Michael Crichton et Steven
Spielberg. Mais ici, le réalisateur a décidé de développer la narration
dans tous les sens, de tirer tous azimuts, mêlant chasseurs avides,
écologistes sensés, scientifiques sincères, capitalistes inconscients,
mais perdant de la sorte la spontanéité et la simplicité efficace du
premier épisode, et louchant de manière assez primaire sur un mixage
spectaculaire de "Godzilla" et de "Predator". Il réutilise au
passage les moyens précédents (la fille de Ian Malcolm remplace les
deux petits-enfants de Hammond), développe les courses poursuites du
T-Rex, beaucoup plus nombreuses et pas franchement passionnantes.
Du réchauffé qui a l'avantage de perfectionner encore les effets
spéciaux dont le film a grand besoin pour compenser le vide
scénaristique.