Onzième James Bond
"officiel".
La navette spatiale "Moonraker" contruite dans les usines
américaines du richissime Hugo Drax (Michael Lonsdale) a disparu
pendant son transport par un Boeing. James Bond (Roger Moore), de retour
mouvementé (il se fait éjecter d'un avion sans parachute) d'une
mission, est chargé d'enquêter sue ce mystérieux milliardaire...
Sur une intrigue relativement intéressante (Hugo Drax, en mégalomane
averti, emmène dans sa station spatiale des spécimens humains parfaits
afin de créer une nouvelle race. Rien que ça !), dans laquelle il est
bien sûr vain de rechercher la moindre once de vraisemblance, le
spectateur est entraîné ici, avec maestria de Venise au carnaval de
Rio en passant par la forêt amazonienne. L'humour est omniprésent,
comme cela a toujours été le cas avec les versions où Roger Moore
campe un James Bond plus "léger" que celui de Sean Connery.
Mais il est ici bien intégré dans cette rocambolesque histoire. A
noter, d'ailleurs la surprise finale de "Requin" (Richard
Kiel) embarqué avec une blondinette à couettes qui le dévore des
yeux, parmi les "parfaits" de la terre ! Avant cet épilogue
sidéral, quelques morceaux de bravoure plus classiques se développent
tranquillement : la chute libre, la course poursuite en hors-bord dans
la forêt amazonienne ou celle en gondole motorisée dans les canaux
vénitiens ! Pour finir, de façon assez hilarante, par une gondole sur
roues traversant la place Saint-Marc...
Michael Lonsdale est un méchant de bonne facture. Sans plus. Côté
gadgets, une petite routine, sans grande imagination. Quant aux
"James Bond girls", elles ne fracassent pas vraiment l'écran.
La délicieuse Corinne Dufour (Corinne Cléry) disparaît hélas
rapidement. Reste le docteur Holly Goodhead (Lois Chiles), charmante,
mais sa présence n'est pas suffisamment exploitée pour demeurer dans
les mémoires.
Un assez bon cru, cependant.