La
criminalité ayant augmenté de 400% en 1988, la presqu'île de
Manhattan est devenue une gigantesque prison ceinturée par des murs de
15 mètres de haut. En 1997, l'avion du Président (Donald Pleasance)
ayant été détourné par des pirates, l'homme le plus puissant du monde
est contraint de s'éjecter dans la capsule de survie. Celle-ci tombe au
coeur de Manhattan. C'est à ce moment que Snake Plissken (Kurt
Russell), ancien militaire médaillé est amené pour être emprisonné. Le
chef de la police, Hauk (Lee Van Cleef), lui propose un marché : son
blanchiement s'il réussit à libérer le Président qui doit participer,
vingt-quatre heures plus tard, à une conférence internationale sur
l'armement nucléaire...
Si le scénario de cette première mouture tient un peu mieux la
route que celui de la pitoyable décalcomanie tournée quinze ans plus
tard ("Los Angeles 2013"), il n'en
reste pas moins que cette aventure pseudo futuriste demeure très
primaire. Certes les décors d'un New York réduit à l'état de
bidonville, parcouru par des fantômes surarmés, sont assez
impressionnants. Mais la rusticité des séquences, la pauvreté des
dialogues, que ne vient quasiment jamais éclaircir un petit jet
d'humour comme c'était le cas dans "Les Aventures de Jack Burton",
des acteurs à "trogne" (Lee Van Cleef, Ernest Borgnine) malheureusement
sous employés, font que l'ensemble est destiné prioritairement aux
adeptes des grosses
machineries dépourvues de toute subtilité. C'est du bourrin pur jus
dont l'efficacité, qui plus est, se révèle moyennement captivante.