Un parcours dans les océans
du globe et la découverte des merveilles qu'ils recèlent...
Jusqu'où les cameramen seront-ils capables de nous
transporter ?
Pour le moment, pas encore dans les profondeurs abyssales où le noir
règne en maître absolu. Mais pour le royaume marin accessible, et
surtout filmable, quel exploit ! Des animaux que l'on n'a jamais vus,
des montages impressionnants, avec des milliers de poissons qui
tourbillonnent comme des essaims d'insectes, des armées de crabes qui
s'escaladent, des combats homériques entre crabes et langoustes, de
délicates tendresses entre monstres... Bref, des surprises, des
enchantements visuels permanents, qui sont heureusement presque vierges
de commentaires. C'est en effet une chance, car les quelques
interventions de Jacques Perrin ne sont pas d'une folle originalité,
c'est un euphémisme ! Il est quasiment impossible d'imaginer les
difficultés qu'ont dû rencontrer les cameramen pour nous offrir un
semblable spectacle. Il est d'ailleurs utile de visionner le film
jusqu'à son générique final, qui impressionne grandement quand on voit
les centaines d'intervenants qui ont participé de près ou de loin à la
création de l'oeuvre dans les trente six coins du monde où les images
ont été captées. La plus grande partie du film est consacrée à
l'exploration de la richesse exceptionnelle de l'univers marin, Jacques
Perrin n'abordant que sur la fin l'extinction inéluctable de certaines
espèces. Cette dernière évidence peut d'ailleurs être appréhendée avec
une certaine difficulté, survenant immédiatement après le défilé de
milliards d'habitants batifolant dans l'espace océanique.
U ne
découverte enchanteresse.