Cinquième James Bond
"officiel"...
Un vaisseau spatial américain a été englouti par un objet non
identifié. La guerre froide battant son plein, la Russie est accusée du
forfait. Mais quelques semaines plus tard, c'est au tour des
Soviétiques de voir disparaître l'un de leurs vaisseaux. La troisième
guerre mondiale menace. Pourtant, les Services secrets britanniques
sont persuadés que l'attaque vient d'un mystérieux commanditaire qui
aurait sa base opérationnelle au Japon. James Bond (Sean Connery),
après s'être fait passé pour mort afin d'avoir les coudées franches, se
rend au pays du soleil levant et prend contact avec le chef du contre
espionnage local, "Tigre" Tanaka (Tetsuro Tamba)...
Si mes souvenirs de lecture (qui remontent à une trentaine d'années !)
sont fidèles, ce roman au dénouement mélancolique est l'un des plus
passionnants qui aient été écrits par Ian Fleming. Le film, lui, se
contente d'aligner les séquences habituelles, en occultant totalement
l'approche de la civilisation et de la philosophie nippones, qui
étaient développées dans l'ouvrage. Si ce n'est le machisme
traditionnel, qui est évidemment fort en adéquation avec le
comportement bondesque habituel. S'il y a bien une suite pour laquelle
l'adage : "lorsqu'on en a vu un, on les a tous vus" est applicable
quasiment sans réserve, c'est bien celle des James Bond. Cela étant,
Sean Connery a toujours autant de charisme, et le choix de Donald
Pleasance, dont on ne voit presque constamment que la main caressant le
chat angora, se révèle judicieux.