Un petit village de Thaïlande organise une fête en l'honneur du Bouddha
Ong-Bak. Celle-ci revêt une grande importance, puisqu'elle n'a lieu que
tous les 24 ans. Mais Don (Wannakit Sirioput) dérobe la tête de la
vénérable statue. C'est le jeune Ting (Tony Jaa) qui se désigne pour la
récupérer, coûte que coûte. Il se rend à Bangkok, espérant trouver de
l'aide auprès de Hum Lae (Petchtai Wongkamlao), un ex-enfant du
village. Mais, perverti par la capitale, Hum Lae se contente
d'organiser des parties truquées avec son amie Muay Lek (Pumwaree
Yodkamol). Il commence par dérober l'argent confié à Ting par les
villageois. Afin de le récupérer, Ting se voit contraint de participer
à des combats libres...
Peu de commentaires à faire sur le scénario, qui n'est évidemment,
qu'un prétexte. L'intérêt majeur du film réside sans conteste dans la
performance de Tony Jaa, véritable acrobate défiant la pesanteur,
capable de prouesses exceptionnelles, non truquées, qui plus est. Sans
être d'un charisme exceptionnel (il est loin de posséder le regard
d'aigle de Bruce Lee), il n'en possède pas moins une fulgurance et un
volcanisme capables de désarmer totalement les dénigreurs du genre
bastonnades primaires et hyper-violentes. A ses côtés, le massacreur
Steven Seagal fait figure de gros pachyderme empoté ! L'humour est
relativement discret, les cascades sympathiques (carnage de taxis
tricycles à la place des habituelles courses poursuite à deux cents à
l'heure !), les ralentis mesurés, et le final particulièrement intense.
L'avalanche de pirouettes style triple boucle piquée ou quadruple lutz
à deux mètres du sol annihile toute réflexion, provoquant, par moments,
une véritable hypnose du spectateur. Dans l'ensemble, c'est assez
idiot, certes, mais quelle énergie dans la démesure !