Le Capitaine Philippe
Boulier (Jean Reno), dit "le Squale", travaille à la DGSE.
Présentement, il est sur le point de démasquer le traître haut placé au
gouvernement français, qui se prépare à vendre au trafiquant d'armes
colombien Zargas (André Schmit) les plans de notre futur missile. Un
micro a été introduit discrètement dans la bague de Marie-Laurence
Granianski (Valérie Lemercier), traductrice du Consul allemand Burger
(Marc de Jonge) qui organise la transaction. Mais un hic se présente.
Le week-end où le Colombien arrive à Paris est aussi celui de
l'anniversaire de mariage de Marie-Laurence avec Jean-Jacques
(Christian Clavier). Et il ne saurait être question pour elle de
travailler à ce moment-là. Une seule solution pour Boulier : torpiller
le couple Granianski en envoyant un agent draguer le mari. Il ignore
seulement que son chef, le général Masse (Jacques François) envoie pour
cette mission sa propre compagne, le lieutenant Isabelle Fournier
(Isabelle Renauld)...
Malgré les
ans, malgré de multiples passages à la télévision, cette rocambolesque
aventure tient toujours bien la route. En tout cas, aussi bien que la
BX rouge et neuve de Jean-Jacques ! Le scénario, contrairement à celui
des "Anges gardiens" quatre ans plus tard, est exclusivement
centré : action. Enfin, entendons-nous bien : parodie d'action. Car les
explosions et cascades en tous genres ne sont évidemment là que pour
servir d'écrin au couple humoristique Reno-Clavier, qui fonctionne fort
bien. D'un côté le costaud grande gueule, de l'autre le bourgeois
fumeur de pipe qui s'offre un petit extra.
Le nombre d'aventures comiques fondé sur l'opposition de deux
tempéraments antagonistes est impressionnant. Il faut dire que si les
deux compères sont habilement choisis et que l'histoire n'est pas trop
bancale, le résultat est souvent heureux. Ici les quiproquos ne
manquent pas, les péripéties non plus, le rythme est alerte pour ne pas
dire aussi agité que le coeur du "Squale" et les seconds rôles (Jacques
François, Mireille Rufel ), sont souvent jubilatoires. Mention spéciale
à Valérie Lemercier.
Rien de révolutionnaire, mais une machinerie bien huilée, pas toujours
très subtile, qui tourne avec maestria... On peut seulement regretter
un dénouement un peu léger, pour ne pas dire bâclé.