Les années soixante. OSS 117 (Jean
Dujardin) est chargé par son boss (Pierre Bellemare) de porter à Rio
une valise de billets destinés à racheter une liste des espions
français...
S'il existait un concours des films les
plus aisément oubliables, nul doute que celui-ci aurait de fortes
chances de figurer parmi les cinq premiers. L'intrigue est quasiment
inexistante, les paysages brésiliens ne sont guère mis en valeur, les
surprises sont aux abonnés absents, et
notre espion hexagonal, à force de repousser les limites de la
connerie, du machisme, de l'ignorance crasse, ou du racisme, finit par
gagner des régions
inexplorées dans lesquelles il devient totalement transparent. Le
souvenir le plus marquant demeure le sourire Gibbs qu'arbore Jean
Dujardin à tout bout de champ. Chez le spectateur, en revanche, les
motifs d'hilarité sont pour le moins rarissimes. Espérons que, s'il
devait y avoir une troisième mouture, les scénaristes se fouleront un
tout petit peu plus les méninges...