Hrundi V. Bakshi (Peter Sellers), figurant originaire de l'Inde,
engagé comme figurant dans la superproduction de C.S. Divot (Gavin
MacLeod), provoque accidentellement la destruction prématurée du
gigantesque décor final. Mis sur la liste noire des acteurs, il est
pourtant invité par erreur à la réception mondaine que donne Fred
Clutterbuck (J. Edward McKinley) dans sa somptueuse villa...
Cinq ans après "La Panthère rose" qui voit le début des
aventures du calamiteux inspecteur Jacques Clouseau, et quelques
années avant les suites données au félin, cette "Party"
est considérée par nombre de critiques comme un chef-d'oeuvre
comique. Ce qui laisse perplexe... Il faut reconnaître que le
tendre-naïf-gaffeur-romantique auquel Peter Sellers prête son
sourire bronzé ne manque pas d'un charme certain. L'impassibilité
orientale conjointe à l'avalanche de catastrophes en tous genre donne
naissance à un mélange assez savoureux. Cela dit, il faut aimer
particulièrement les gags matériels, souvent très primaires, qui
tiennent ici 95% de l'espace comique. Le côté positif du délire est
que l'on évite heureusement les pitreries et grimaces d'un Jerry
Lewis ou, plus récemment, d'un Jim Carrey dépassant souvent les
limites du supportable. En revanche, si quelques moments sont
franchement drôles, on n'évite pas certaines plages d'ennui dans un
ensemble esthétiquement très incrusté dans le look "années
60".