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" Pas de roses pour OSS 117 ",      1968,

de : André  Hunebelle, Renzo  Cerrato, Jean-Pierre  Desagnat, 

avec : John Gavin, Curd Jürgens, Margaret Lee, Luciana Paluzzi, Robert Hossein, 

Musique : Piero  Piccioni

*******

    

    Hubert Bonisseur de La Bath, alias OSS 117 (John Gavin) endosse la personnalité de Chandler, un criminel bien connu, afin d'être engagé par un groupement secret qui se fait appeler l'Organisation. Il simule un hold up dans une banque de Rome, est arrêté par la police italienne. Comme il s'y attendait, il est rapidement enlevé par des inconnus et se retrouve dans une luxueuse villa, en présence du chef de l'Organisation : le Major (Curd Jürgens). Celui-ci l'informe qu'une mission délicate va lui être confiée : éliminer le représentant des Nations Unies, dont l'action au Proche-Orient contrarie les intérêts du syndicat du crime...

    Troisième avatar des aventures de l'agent secret français (tenu ici par un acteur à l'accent anglais...). Ce changement n'est d'ailleurs pas des plus opportuns, car, si, à l'évidence, Frederick Stafford n'égalait pas Sean Connery, il avait tout de même nettement plus d'allure et de flegme humoristique que John Gavin, à la physionomie et à l'expression désespérément plates. L'intrigue se montre, au début, un peu plus originale que la moyenne. Curd Jürgens, qui reparaîtra, neuf ans plus tard, en méchant, dans la personnalité mémorable de Karl Stromberg  ("L'Espion qui m'aimait"), tranche agréablement avec son alter ego  transparent de "Atout coeur à Tokyo". Féru de musique classique, flegmatique, inquiétant, et toujours doté de son accent traînant, le Major semble promettre une amélioration qualitative dans ces imitations James Bondesques, jusqu'alors peu convaincantes. Mais, bien vite, la banalité reprend le dessus, et le spectateur se voit trimballé dans une suite de séquences traditionnelles, peu palpitantes, voire ponctuellement ennuyeuses. Quant on pense que les réalisateurs se sont mis à trois pour accoucher de cette petite chose gentillette... Un tout petit trois étoiles... 

Bernard  Sellier

  

 

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