Le
cuirassé Missouri, sur lequel a été signée la capitulation nippone en
1945, vit ses dernières heures de gloire, puisqu'il va être retiré du
service. Une fête surprise est organisée par l'officier en second,
Krill (Gary Busey), en l'honneur du Commandant Adams (Patrick O'Neal).
Le clou en sera l'apparition de Miss Juillet 1989, Jordan Tate (Erika
Eleniak), qui arrive en hélicoptère, accompagnée d'un groupe de
musiciens, dirigé par William Stranix (Tommy Lee Jones). Mais cette
prétendue festivité n'est qu'un leurre. Le navire est bientôt sous
contrôle total et Adams est tué. Les terroristes ignorent seulement un
point de détail : le cuisiner du bord, Casey Ryback (Steven Seagal) est
en réalité un ancien élément des Forces Spéciales...
Un an avant "Le Fugitif",
qui l'a véritablement fait connaître, Andrew Davis donnait à Steven
Seagal un second rôle vedette après "Nico".
Et sans doute l'un des derniers supportables, avant que l'aïkido-man ne
sombre dans le n'importe quoi. La trame est des plus classiques : un
groupe de méchants vraiment très atteints (Gary Busey en danseuse
hypertrophiée des glandes mammaires vaut son pesant de cacahuètes, et
Tommy Lee Jones, en blouson de cuir clouté, façon rocker des sixtees,
se régale en jouant les psychopathes déjantés), face à un homme seul.
Mais, évidemment, pas n'importe quel homme ! Un mélange détonant
d'expert en art martiaux, de tacticien, de spécialiste en explosifs,
et, accessoirement, clone de mcGyver. Malgré le déroulement
hyper-convenu de ce type d'aventure, il est légitime de prendre un
petit plaisir à suivre celle-ci, en raison de sa construction
énergique, rythmée, et de l'écrin dans lequel elle se déroule : à
savoir l'espace fermé, certes, mais labyrinthique à souhait, qui permet
d'insuffler un minimum de vraisemblance à la suite d'actions
spectaculaires qui nous est offerte. Les neurones sont au repos, mais
les mirettes et les oreilles en prennent plein les sens.