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correspondant
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Un jeune garçon (Fred Savage) est malade. Pour
lui tenir compagnie, son grand-père (Peter Falk) arrive et lui propose
de lui lire un conte : l'histoire de la Princesse Bouton d'Or (Robin
Wright). Celle-ci était, au commencement une belle jeune femme
amoureuse d'un valet de ferme, Westley (Cary Elwes). Celui-ci part un
jour en mer. Et la nouvelle arrive bientôt que le bateau a été attaqué
par le pirate Robert le Terrible qui a tué tous les passagers. Cinq ans
plus tard, sont annoncées dans le pays de Frolin les futures noces du
Prince Humperdinck (Chris Sarandon) et de Bouton d'Or. Mais un matin
elle est enlevée par trois hommes, le petit Vizzini (Wallace Shawn),
Fezzick (André le Géant) et Inigo Montoya (Mandy Patinkin), un
redoutable bretteur à la recherche de l'assassin de son père. Par
bonheur, la future princesse est sauvée par un mystérieux homme
masqué...
Un beau conte pour petits et, pourquoi pas, grands. Mais, est-ce un
effet de l'âge, ou bien tout simplement un regard plus
objectif que par le passé, toujours est-il que ce film, dont j'avais
gardé un souvenir charmé, m'a cette fois-ci laissé sur ma faim. Si
l'aventure est globalement plaisante, si Robin Wright est adorable et
si quelques trouvailles de scénario sont intelligemment intégrées,
prenant le spectateur à contrepied de ce qu'il attend, l'ensemble
demeure tout de même passablement superficiel. Il n'y a pas
véritablement de héros, le méchant affiche un air assez patelin malgré
sa vilenie, les décors semblent témoigner d'un manque certain de moyens
et le finale n'est pas des plus enthousiasmants. De plus,
l'interruption à plusieurs reprises de l'aventure pour replonger dans
la chambre du petit auditeur de l'histoire, casse la dynamique qui
n'est déjà pas des plus enjouées, tant l'insistance est appuyée sur le
fait que tout cela est une invention. On est assez loin de l'élan et de
la folie qui irradiaient "Willow". Sans compter que Cary Elwes et Mandy
Patinkin, bien que plaisants, ne possèdent pas un charisme
particulièrement magnétique.
De belles idées demeurent pourtant en mémoire, tel le duel de gentlemen
entre Inigo et l'homme masqué ou le la joute intellectuelle entre
Vizzini et l'inconnu. Et la radieuse beauté de Robin Wright qui
illumine cette belle ode à la confiance de l'amour absolu.