Martin Rome (Richard Conte) a été grièvement
blessé après avoir tué un policier, McReady. A l'hôpital, où il attend
d'être opéré, il reçoit la visite de sa famille, du Lieutenant Candella
(Victor Mature) et d'un avocat véreux, Niles (Berry Kroeger) qui,
profitant de son état d'inconscience, voudrait lui faire avouer qu'il a
commis l'assassinat de la vieille et riche Madame DeGrazia, dont son
client, Whitey Leggett est accusé. Mais Martin ne cède pas. Il reçoit
en secret la visite d'une jeune fille, Tina Riconti (Debra Paget), dont
il est amoureux. Lorsque Candella est informé, par une infirmière, de
la présence d'une inconnue au chevet du blessé, il se précipite, mais
trop tard. Il entreprend de la rechercher. Mais il n'est pas le seul,
car Niles voudrait lui aussi la découvrir pour faire chanter Martin...
Une histoire dans la bonne tradition du film noir des années quarante.
Quelques acteurs au caractère bien trempé, avec un Victor Mature
toujours aussi solide. Mais, malgré une approche psychologique de bon
aloi, le scénario , qui laisse une toute petite part à l'aspect social,
avec la (déjà) difficile tenue des adolescents, fascinés par l'aura qui
entoure les criminels, se révèle, au final, moyennement intéressant.
L'ensemble est conduit avec sérieux, sans fioritures inutiles,
pourtant, malgré la soi-disant passion qui guide les actes de Martin,
celle-ci n'est pas vraiment perceptible pour le spectateur, peut-être
déformé, soixante ans après, par les extériorisations émotionnelles
beaucoup plus vibrantes qui nous sont offertes de manière constante par
le cinéma moderne.
Un bon film d'époque, mais facilement oubliable...