1994. 3 Etudiants, Heather
Donahue, Joshua "Josh" Leonard, et Michael 'Mike' Williams décident de
tourner un petit documentaire sur la prétendue sorcière qui hante les
bois situés près de Burkittsville, dans le Maryland. Ils disparaissent
et l'on ne retrouve que leur caméra et ce qu'ils ont filmé... Ils
interrogent d'abord quelques habitants de la localité puis s'enfoncent
dans la forêt. Mais le second jour, ils ne savent plus très bien où ils
se trouvent...
L'imagination des réalisateurs et scénaristes est décidément sans
limites ! Si l'on peut dire ! Dans le cas présent, le mot d'ordre
pourrait être : comment composer un film de soixante quinze minutes
avec... du vent, et faire peur avec... rien. Ou plus exactement,
comment tenter de faire peur. Comme le contenu dramatique est égal à
zéro, il fallait que le contenant offre un intérêt quelconque. Nous
avons donc droit à un prétendu documentaire, pas le genre léché, bien
cadré, monté par un pro, comme c'est le cas chaque soir à la
télévision. Non, le tournage brut, issu directement des caméras portées
pendant la randonnée. C'est-à-dire, du flou, une alternance de noir et
blanc, des images hachées, quand ce n'est pas du noir total. Comme cela
ne suffisait sans doute pas à la véracité de cette entreprise roublarde
à l'extrême, les deux caméras en fonctionnement semblent avoir été
tenues par des parkinsoniens ! Mais une justification est toute trouvée
: la peur ! Car, si le spectateur n'a droit à aucun aperçu de ce qui
est si terrible, les trois enquêteurs, eux, sont sujets à une panique
grandissante. Dès lors, ce sont engueulades, désespoirs, accusations,
délires qui fusent à toute occasion. Pendant que les malheureux
s'agitent désespérément pour tenter d'échapper à... on ne sait pas
quoi, le triste citoyen lambda, qui subit cette interminable suite de
vides, de soubresauts, d'arbres, de brindilles, de feuilles, s'ennuie
ferme ! A moins d'être vraiment très très conciliant, bourré de bonne
volonté, pour entrer dans cette pitoyable mystification.
Et dire que les réalisateurs ont dû se mettre à deux pour pondre ça !
Absolument consternant ! Comme dirait César, on a vraiment
l'impression de se faire "couillonner"...