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" La  Prophétie  des  Andes ",  

( The  Celestine  Prophecy ),       2006,

de : Armand  Mastroianni,

avec : Matthew Settle, Thomas Kretschmann, Sarah Wayne Callies, Hector Elizondo, Jürgen Prochnow, Joaquim de Almeida,

Musique : Nuno Malo

*******

prophétie_andes

 

   John (Matthew Settle), professeur d'histoire, est mis en disponibilité. C'est le moment où il retrouve Charleen (Robyn Cohen), une amie qu'il n'avait pas vue depuis quelque temps. Elle est sur le point de se rendre dans un lieu isolé du Pérou, où auraient été découverts les huit premiers manuscrits d'une prophétie. Intrigué, il se rend de son côté à Lima, afin de prendre contact avec le Frère Jose (Castulo Guerra). Mail il se rend bien vite compte que la police, conduite par un nommé Jensen (Jürgen Prochnow), menace tous ceux qui s'intéressent au mystère. Obligé de fuir, John fait la connaissance de Wil (Thomas Kretschmann), qui l'emmène dans l'intérieur du pays vers ceux qui étudient la Prophétie...

    Le film est directement inspiré du livre de James  Redfield, qui a d'ailleurs participé à l'écriture du scénario. Pour tous ceux qui connaissent (et apprécient) l'ouvrage, il paraît évident que sa mise en images ne s'apparente pas à une sinécure. Tout au moins pour obtenir une création artistique et spirituelle digne de ce nom. En effet, si le récit de l'auteur comporte quelques aventures, d'ailleurs peu nombreuses et répétitives, il est manifeste qu'elles ne sont pas là pour elles-mêmes, mais afin de générer un liant minimal entre la découverte des prophéties, leur analyse,  et leurs implications sur les rapports humains futurs, domaines qui, eux, ne sont guère "cinématographiques". De fait, la transcription  visuelle n'apporte aucune surprise, restant  d'un classicisme à toute épreuve. Les paysages sont beaux, les héros (Matthew Settle, Sarah Wayne Callies) sont beaux et craquants, les idéaux véhiculés par les prophéties sont beaux et positifs... Il est plus que probable que les sceptiques ou les athées se gausseront des étapes de ce jeu de piste métaphysique, qui leur apparaîtra comme une suite de nunucheries ou du mysticisme de bazar, avec ses halos colorés, ses auras flamboyantes, et ses attitudes extatiques. D'autant plus que les "expériences" des protagonistes sont transcrites de manière assez simpliste. 

    En revanche, pour ceux qui sauront passer outre la forme contestable et/ou ceux qui ont déjà ouvert la porte des perceptions "spirituelles", il n'est pas impossible que, ponctuellement, la corde de l'amour inconditionnel vibre. Cela dit, le film, infiniment moins riche que le livre, est à réserver aux personnes qui n'ont pas le courage d'entrer dans le texte, ou qui ont simplement la curiosité de voir ce que peut donner sur grand écran cette quête mystique. Etait-il possible d'adapter l'ouvrage de manière plus inspirée ?  Sans doute. Mais il aurait été nécessaire d'avoir à la tête de la création des réalisateurs du style Michel Gondry ("Eternal sunshine of the spotless mind") ou encore Darren Aronofsky ("The Fountain"). En l'état, l'oeuvre se contente d'être une aventure basique qui permet de réfléchir sur le contenu des "prophéties", détaillées à la fin du film, et d'espérer proche le temps où l'humanité vibrera aux valeurs prônées pas elles.

Bernard  Sellier               

 

 

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