Marion Crane (Janet Leigh),
employée depuis dix ans dans une agence immobilière, quitte brusquement
la ville avec les 40 000 dollars que son patron l'avait chargée de
porter en banque. Elle erre en voiture et finit par s'arrêter, en
pleine nuit, dans un motel isolé. Elle est accueillie par un jeune
homme charmant, Norman Bates (Anthony Perkins)...
Une oeuvre devenue culte qui a
maintes fois été copiée, ne serait-ce que pour la célèbre scène de la
douche. J'avoue, sans honte, d'ailleurs, que, n'étant pas fan
d'Hitchcock, je n'avais jamais visionné ce film ! Et ce n'est pas lui
qui me permettra de modifier mon goût modéré pour le cinéaste. Certes,
un petit nombre de scènes provoquent de furtifs sursauts, mais pour les
mériter, il est nécessaire de subir une mise en route laborieuse,
lente, passablement vide, une approche psychologique des personnages
soit absente (nulle information n'est fournie sur le tempérament ou les
motivations de Marion), soit lourdement explicative (le discours du
psychiatre détaillant la schizophrénie de Bates), et des échanges
verbeux sans être captivants. Si l'atmosphère affiche un aspect
inquiétant et lugubre assez convaincant, renforcé par le physique et la
personnalité ambigus d'Anthony Perkins, nous sommes bien
loin de vivre un drame authentiquement poignant comme
c'était le cas, par exemple, dans "Rebecca".
La distanciation avec laquelle le réalisateur observe ses personnages
fait que l'on ne se sent guère impliqué dans le destin de ceux-ci.
Un exercice de style peut-être
incontournable, mais qui ne fait guère vibrer le coeur...
> Le film
sur IMDB.com