" Images et Mots "

ACCUEIL

LITTERATURE

Liste Poèmes

CinéRimes

Scénarios

Spirale d'Amour

2 vies de J.Lacombe

Les Portes de Janus

Nouvelles

Citations

La Goutte & Le Vase

Vie & drogue

Vie & cauchemar

Expérience d'Amour

Grande Invocation

Page J. Salomé

Livres à vendre

Allégorie astrologique

La drogue parle...

Message de l'au-delà

Liste complète

COMMANDER

CINEMA

Liste des Critiques

Commentaires films

Scénarios de films

Poèmes sur films

Musiques de films

Liste complète

NATUROPATHIE

 Composition aliments

 Massages

 Germe de blé

 Le "Virorgène"

 Plantes noms français

 Plantes noms latins

 Fleurs de Bach

 Aromathérapie

 Liste complète

MUSIQUE

Chansons

Musiques de films

Recette du bonheur

CD à vendre

Rap de "Prométhée"

Classique

Liste complète

PEINTURE

Liste complète

DIVERS

Anti-Guide Touristique

Diaporamas

Calendrier C. Sagan

Réflexion sur le monde

OGM : procès

Nanotechnologies

Devenir Zombie ?

Biodanse

Micro-puce humaine

Liste complète

Nous écrire

LIENS

Vos commentaires

Plan du site

Partenaire de :

Chez Ricou...

Merveilleux poèmes

Homme Sweet Home

Livresse.com


" Quand passent les cigognes ",  

( Letyat zhuravli ),          1957,

de : Mikhaïl  Kalatozov,

avec :  Tatyana Samojlova, Aleksey Batalov, Aleksandr Shvorin,   

Musique : Moisey  Vaynberg

*******

quand_passent_cigognes

  

    Bien qu'il soit très amoureux de la jolie Veronica (Tatyana Samojlova), et qu'un mariage soit même envisagé, Boris (Aleksey Batalov) décide de s'engager lorsque la guerre est déclarée avec l'Allemagne. Juste avant son départ il lui fait parvenir un mot tendre caché dans le panier d'un petit écureuil. Mais la jeune fille ne le découvre pas. Elle se languit de lui, ne reçoit aucune nouvelle, et subit les pressantes avances du cousin de Boris, Mark Alexandrovitch (Aleksandr Shvorin), compositeur, pianiste et nullement désireux de s'engager dans le conflit...

    Un thème très classique qui annonce, cinquante ans à l'avance "Un long dimanche de fiançailles", d'autant plus que l'une des scènes qui ouvrent le film de Jean-Pierre Jeunet reprend presque à l'identique celle où l'on voit Veronica relier les chances de retour de son fiiancé à une improbable coïncidence. Aucune scène de combat ne vient ensanglanter ce drame fondamentalement guerrier mais profondément intimiste, focalisé sur les souffrances intérieures, les espérances fragiles, de celles et ceux qui attendent l'hypothétique retour des parents et conjoints partis au front. Le réalisateur offre quelques belles scènes de foule aussi intenses que vivantes, mais c'est surtout l'incarnation vibrante de Tatiana Samoïlova qui reste gravée dans la mémoire. Son exubérance juvénile et son charme mutin font tout d'abord penser à Audrey Hepburn avant que l'angoisse et la culpabilité ne provoquent le basculement de son être vers une intériorisation progressive et  une détresse pathologique poignantes. Emotions et sentiments sont exacerbés par le poids des événements extérieurs, la glace et le feu s'entremêlent, et une grande pudeur ainsi qu'une sensibilité à fleur de peau donnent à cette tragédie une troublante authenticité. 

    Une oeuvre fiévreuse et touchante, peut-être moins immédiatement envoûtante que la romantique et sombre "Waterloo Bridge", de Mervyn LeRoy.

Bernard  Sellier               

 

 

Avertissement :  Tous les textes présents sur le site sont la propriété de leurs auteurs ou des maisons d'édition.

Le Site Web "Spirale d'Amour" est déposé auprès de la Société des Gens de Lettres et protégé par le système CLEO.