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Une
sombre forêt sous un manteau de nuit
La
lune s'est voilée, notre colère veille,
Tapie,
prête à jaillir, elle attend sans un bruit.
Et
lentement la mort émerge du sommeil.
Ils
sont là, pantelants, vaines proies dérisoires
Qu'un
démon tentateur offre à notre folie.
Délire
de l'instant, gravure dans l'histoire.
La
mort a commandé, nous l'avons bien servie.
Je
les vois dans mes nuits de cruelle insomnie,
Ces
visages blafards et ces corps mutilés.
Ils
sont les lourds sanglots de ma lente agonie.
Et
la mort se repose avant de m'appeler.
( Voir le poème entier avec les photos du film... )
Bernard
Sellier 13/02/2004
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