|
REDEMPTION
|
|
Poème inspiré du
film : " La dernière marche " de Tim
Robbins
Avertissement : il peut être
préférable d'avoir vu le film avant de lire le poème...
|

|
Une sombre forêt sous un
manteau de nuit,
La lune s'est voilée, notre colère veille,
Tapie, prête à jaillir, elle attend sans un bruit.
Et lentement la mort émerge du sommeil.
|

|
Ils sont là, pantelants, vaines proies dérisoires,
Qu'un démon tentateur offre à notre folie.
Délire de l'instant, gravure dans l'histoire.
La mort a commandé, nous l'avons bien servie.
|

|
Je les vois dans mes nuits de cruelle insomnie,
Ces visages blafards et ces corps mutilés.
Ils sont les lourds sanglots de ma lente agonie.
Et la mort se repose avant de m'appeler.
|

|
J’entends monter les cris du désespoir ultime,
Je me perds dans le noir chaos de l’inconscience.
Où sont-ils, ces remords engendrés par le crime ?
Je sais, la mort m’attend et s’arme de patience.
|

|
Cruel est le Destin, délire est notre vie
La haine se nourrit de ces nuits sans amour,
Où le cœur se contracte de rêve et d’envie.
Au fond de sa prison, la mort bat le tambour.
|

|
Viens me voir, s’il te plaît, je te regarde en face !
J’ai peur de ton poignard. Mon âme, pétrifiée,
Redoute le moment du fatal coup de grâce.
Et pourtant, je t’en prie, Mort, viens me sanctifier.
|

|
Mon corps est déjà froid, étranger sur la terre,
Morceau de glaise impur façonné de rancœurs.
Emporte sa laideur, jette-la
dans l’enfer,
Où gisent à jamais les humaines noirceurs.
|
|
13/02/2004
|