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Vaincu
par les années, par le poids du remords
Fatigué
d'une vie stérile et solitaire
Je
reviens en ces lieux où j'ai causé la mort
Des
seuls amis que j'aie connus sur cette terre.
Ignorants
de la peur, dans une course folle
Nous
entassions de l'or et des amours légères
Les
nuits n'étaient que joies, brillantes farandoles
Vulgaires
voluptés et conquêtes amères.
Vifs,
rusés, ingénieux, s'étalait devant nous
Un
sentier de délice et des matins de fête
Le
champagne coulait devant nos rêves fous
Ardents
et impétueux dans les pires tempêtes.
( Voir le poème entier avec les photos du film... )
Bernard
Sellier 09/04/2003
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