Marty
Mc Fly est un jeune garçon sans histoire. Ses parents sont bien un peu
bizarres, de même que son ami, Emmet Brown, "Doc", un savant
passablement loufoque. Un jour, ce dernier lui communique une grande
nouvelle. Il a réussi à créer un véhicule capable de se déplacer dans
le temps. Au moment où le vieux inventeur se prépare à effectuer une
expérimentation dans le futur, une bande de Lybiens vient jouer les
trouble-fêtes, tire sur Doc, et c'est Marty qui, pour leur échapper",
se voit contraint de disparaître pour reprendre pied sur terre trente
ans avant. Les problèmes ne font que commencer...
"Retour vers le
futur" n'est évidemment pas le premier film à avoir bâti son scénario
sur les paradoxes de l'espace-temps, qui sont une source inépuisable de
quiproquos et aventures burlesques en tous genres. Mais il a le mérite
d'être le premier à avoir eu l'intelligence de marier avec bonheur
l'aventure, la comédie, la loufoquerie, la tendresse, et d'avoir su
créer une galerie de personnages, certes simplistes, mais agréablement
caricaturés et tout à fait attachants.
Les effets
spéciaux ne sont pas au premier plan dans cet épisode, et c'est tant
mieux, car ils permettent ainsi aux différents protagonistes d'exister
dans leurs chair sans être écrasés, comme c'est trop souvent le cas
aujourd'hui, par la technique et la simulation. Les acteurs sont
particulièrement bien choisis, que ce soit les parents de Marty,
(surtout le père !), certes peu gâtés par la roublardise du scénario,
mais réjouissants de ringardise stupide, le débile de service, Biff, ou
encore le savant fou, certes peu présent, mais inoubliable avec sa
trogne de professeur Nimbus sous acide, auréolé par sa couronne de
cheveux blancs.
Une oeuvre
jouissive qui remplit avec bonheur son contrat de divertissement,
alliant rythme, quiproquos et aventure.