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ROUGES
GORGES
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Poème inspiré du
film : " Dracula
" de Francis Ford Coppola
Avertissement : il peut être
préférable d'avoir vu le film avant de lire le poème...
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Chaud ruisselet carmin
sous le fil du rasoir,
Ravissement suprême...
Tu es la vie qui monte à mon visage blême,
Mon sursis dérisoire.
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Ma tendre bien-aimée, mon sourire, ma flamme,
Étoile de mes nuits,
Dans l'antre de Pluton, tes jours se sont enfuis,
Et je pleure ton âme.
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Suis-je mort ou vivant, puissant ou misérable ?
Excrément du Divin ?
Dans les voiles du temps, mon cœur te cherche en vain,
Ermite inconsolable !
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Au bord du gouffre amer de ma désespérance,
J’appelle en vain la mort.
Son implacable faux superbement ignore,
Ma démente espérance.
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Mon amante adorée, ma Princesse charnelle,
Connaîtrons-nous un jour,
Nos deux corps irradiant les soleils de l’amour,
La paix universelle ?
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En prédateur mondain, je subis le calvaire,
Des renégats du Ciel,
Amas de chair putride et temple immatériel,
En perpétuel hiver.
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Chaque jour est sursis dans l’attente infernale,
De ton incarnation,
Chaque nuit est survie dans la dégustation,
De mon sanguin cordial.
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Ombre parmi les nuées, j’ai traversé l’azur,
Les siècles et l’espace,
Guettant dans le flot de la vile populace,
Ton humaine parure.
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Même au plus noir tréfonds de cette odieuse attente,
Quand j’implorais la Mort,
Un diamant scintillait dans mon hideux décor :
Ton âme palpitante !
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Tes yeux se sont ouverts dans la brumeuse Albion,
Tristes et apeurés,
Quêtant dans l’inconnu les rêves altérés,
De mes apparitions.
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Ne crains pas, mon Amour, le cri retentissant,
Qui jaillit de ton être.
Il n’est que l’aiguillon de la joie qui pénètre,
En ton cœur renaissant.
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Viens à moi, cher Amour, cousons notre chimère,
Avec les fils d’antan.
Je t’offre l’amour fou dans l’au-delà du Temps,
La mort de l’éphémère…
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23/03/2004
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