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" La  Secte  sans  nom ",    

( Los sin nombre ),        1999,

de : Jaume  Balagueró, 

avec : Emma Vilarasau, Karra Elejalde, Toni Sevilla, Tristan Ulloa, Pep Tosar, Brendan Price, 

Musique : Carles Cases

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secte_sans_nom

   


    La fillette de Claudia (Emma Vilarasau), Angela (Judith Tort), âgée de 5 ans, est retrouvée par la police, assassinée et atrocement défigurée. Cinq ans plus tard, la jeune femme a beaucoup de mal à se remettre du choc. Un jour, elle reçoit un coup de téléphone d'une adolescente qui prétend être sa fille. Tout d'abord incrédule, elle est bientôt persuadée que Angela est toujours vivante. Elle contacte Bruno Massera (Karra Elejalde), le policier qui s'était occupé de l'affaire jadis. Celui-ci vient de quitter la police, mais accepte d'aider Claudia à découvrir la vérité...

    Spécialiste du frisson à l'espagnole, Jaume Balaguero nous a donné, récemment, un petit bijou de trouille avec son pseudo reportage, [REC]. Autant la vraisemblance y était patente, autant elle fait ici cruellement défaut. En puisant de ci de là dans les grands classiques du genre ("Le silence des agneaux", entre autres, avec un Santini (Carlos Lasarte) qui se prend pour Hannibal Lecter), le réalisateur tente de nous faire vibrer à cette histoire délirante d'isolation du Mal avec un grand "M". Mais, malgré une Claudia tendue et hystérique à souhait, malgré une ambiance glauque et malsaine à la "Seven", il est quasiment impossible d'adhérer à ce récit bâtard, qui voit les protagonistes égaler en stupidité les jeunots décervelés que l'on voit régulièrement alimenter les fous furieux ou zombies déjantés peuplant les oeuvres gore. Jouer avec la surenchère de bouts d'images atroces, de théories aussi brumeuses qu'embryonnaires, pour déboucher sur une conclusion abrupte, schématique, pour ne pas dire grossièrement simplette, ressemble beaucoup plus à un racolage savamment orchestré qu'à une descente ardente et inventive dans les arcanes du Mal.

Bernard  Sellier

  

 

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