Ulrik
Hansson (Ralph Carlsson), son épouse Monika (Ewa Carlsson) et leurs
deux enfants vivent dans une maison de la campagne suédoise.
Une nuit, Ulrik se réveille en sursaut avec une violente douleur dans
la poitrine. Mais celle-ci passe rapidement et il se rendort. Lorsque
l'aube arrive, il trouve le lit maculé de sang et sa famille disparue.
Il prévient la police et, la nuit suivante, se sachant parfois
somnambule, se fixe un camescope pour enregistrer les événements
nocturnes...
Johannes Runeborg nous refait le coup de l'"Echelle
de Jacob"
adaptée au somnambulisme. A partir d'un point de départ classiquement
tranquille, le retour des vacances, les exploits de pêche, la famille
et les amis, s'installe une atmosphère de plus en plus cauchemardesque
où se développent les éléments traditionnels du genre : le sang, la
nuit, le mystère, la puissance de l'inconscient. C'est suffisamment
stressant pour maintenir une tension constante, même si, à mon sens,
l'interprétation et, par moments, le doublage, ne sont pas vraiment
convaincants. La dernière image du dénouement est relativement
téléphonée, mais l'ensemble montre une indéniable efficacité sans
verser dans l'excès, grâce à un scénario intelligent et à une sobriété,
tant visuelle que narrative, pertinente.