Los Angeles. De subtiles
négociations ont lieu pour l'éventuel rachat de la firme Microcom, en
difficultés financières, par le groupe japonais Nakamoto. Une grande
réception a lieu le soir dans le building de la société nippone, mais
le meurtre d'une jeune femme dans la salle de conférences déserte vient
perturber l'atmosphère. L'inspecteur Web Smith (Wesley Snipes) est
appelé sur les lieux par son collègue Tom Graham (Harvey Keitel). Mais
on lui adjoint de force le capitaine John Connor (Sean Connery), qui a
longtemps vécu au Japon et a même été accusé de trahison jadis.
L'enquête commence...
Une belle distribution pour un résultat pas vraiment affriolant. Cette
enquête sur un meurtre ne sort des sentiers archi battus du genre que
grâce à son insertion dans le milieu nippon. Cela nous donne droit à un
petit cours de subtilités extrême orientales sur la manière de ne pas
perdre la face, de saluer, de négocier en sachant laisser
intelligemment et surtout discrètement gagner l'adversaire au golf,
mais l'ensemble n'est malheureusement guère passionnant. Sean Connery
campe avec délectation son personnage mâtiné de culture japonaise
auprès d'un Wesley Snipes sorti tout droit des ghettos californiens.
Une petite confrontation sympathique entre stars, quelques
rebondissements sans grand enthousiasme de la part du scénariste, un
dénouement quelconque, une incursion de la video numérique et de ses
trucages commençants dans la reconstitution de la cassette de
surveillance maquillée, et, malgré une intrigue somme toute simpliste,
une clarté scénaristique qui n'est pas véritablement au
rendez-vous.
Heureusement que c'est toujours un plaisir de retrouver Sean Connery
avec, en supplément bienvenu, la très belle Tia Carrere... Mais de là à
emporter un grand souvenir de ce film, c'est une autre paire de
manches...