Dans
un petit village retiré de l'Allier, vivent, isolés du monde, deux
vieux paysans, Claude Ratinier, dit "Le Glaude" (Louis de Funès) et
Francis Chérasse, dit "Le Bombé", en raison d'une bosse qui déforme sa
colonne vertébrale. Une nuit, les deux homme attirent, à la suite d'un
concours de pets, une soucoupe volante et son occupant. L'engin
atterrit, son occupant (Jacques Villeret) sort, et, sur les conseils du
Glaude, le suit dans sa demeure après avoir immobilisé et endormi Le
Bombé, réveillé par l'événement. Une bonne soupe aux choux mijote sur
le feu...
J'avais réussi (voontairement, faut-il le préciser ?) à échapper
jusqu'alors aux innombrables diffusions de cette "comédie" qui devait
être l'avant-dernier film tourné par Louis de Funès ( le dernier étant
"Le gendarme et les gendarmettes", un authentique nanar...). Mais une
"opportunité" récente m'a permis de réparer cette lacune assurément
dommageable. Mon intuition passée s'est hélas révélée juste : voilà une
...chose ( il serait indécent, en l'occurrence, d'employer le terme de
"comédie" ) inepte, dont on se demande avec stupéfaction comment elle
peut encore avoir des spectateurs, étant donné le taux d'usure que la
télévision lui a fait subir. La réponse tient en deux noms : de Funès
et Jean Carmet. Parce que, pour ce qui est du contenu, le vertige
de l'effarement guette. La source de l'histoire (un échange de pets) ne
fait déjà pas dans la finesse, pas plus d'ailleurs que la vision de ces
deux "paysans" qui passent leur temps à s'engueuler et à vider du gros
rouge par litres. Mais le pire réside sans doute dans la suite qui,
entre un Jacques Villeret grotesque, et une pauvreté narrative
confondante, donne naissance à un ennui permanent que ne vient jamais
visiter la moindre drôlerie. Je ne sais si René Fallet a suivi
fidèlement son roman, mais le moins qu'on puisse dire est que la
traduction visuelle ne donne vraiment pas l'envie de se plonger dans le
livre ! Sans parler d'une musiquette aussi répétitive
qu'horripilante....
Totalement consternant !