23ème
siècle. Le Capitaine James Kirk (William Shatner) décide, contre
l'ordre de ses chefs, de partir sur Genesis avec son vaisseau,
l'Enterprise, afin de ramener Spock (Leonard Nimoy). Cela fait,
l'équipage décide de revenir sur terre afin de faire face aux
accusations. Mais, peu avant leur arrivée, ils apprennent qu'une sonde
mystérieuse s'est approchée de notre planète et envoie un étrange
signal qui détruit toutes les sources d'énergie. Spock comprend que ce
signal n'est en fait qu'un chant de baleines à bosse. La solution ?
Remonter le temps afin de trouver un spécimen de ces animaux disparus
et le ramener pour qu'il puisse répondre à la sonde !... Nos amis se
retrouvent donc à San Francisco à la fin du vingtième siècle...
Episode IV : "retour sur terre" ou comment le futur de Star Trek
rejoint "Sauvez Willy". L'ensemble quitte donc, pour les trois quarts
du film, les voyages galactiques, pour se retrouver dans le monde
"préhistorique" de 1980. Cela donne naissance à diverses variations
humoristiques sur les travers plus ou moins graves de notre société, à
quelques gentilles facéties du genre : "la dialyse rénale : une méthode
du Moyen-Age". Le message écologique est clair et simpliste. En
détruisant les espèces, nous scions la branche sur laquelle nous
reposons. Personne, à moins bien sûr de faire partie d'une
multinationale cotée en Bourse, ne prétendra le contraire. Le
seul problème, à mon sens, de cette série Star Trek, réside dans le
fait qu'elle n'est ni convaincante sur le plan des effets spéciaux
(certaines maquettes sont risibles), ni passionnante sur le plan
fondamental (même si Monsieur Spock progresse dans la perception de sa
nature partiellement humaine, nous sommes à cent lieues de la quête
psychanalytique et initiatique de "Star
wars"), ni véritablement humoristique. Il ne demeure alors
qu'une espèce de sauce pas vraiment désagréable, mais passablement
insipide, que l'on avale distraitement.