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" The  Substitute ",       1996,

de : Robert  Mandel, 

avec : Tom Berenger, Diane Venora, Luis Guzman, Glenn Plummer, Ernie Hudson, Marc Anthony,

Musique : Gary Chang

*******

substitute

    

    Jane Hetzko (Diane Venora) enseigne dans un collège "difficile". L'un de ses élèves, Juan Lacas (Marc Anthony), chef de gang, la menace un jour de représailles. Quelques jours plus tard, alors qu'elle fait son jogging, la jeune femme est agressée par un inconnu. La jambe cassée, elle est contrainte de se faire remplacer. Son compagnon, Jonathan Shale (Tom Berenger) est justement disponible. De retour d'une mission para militaire à Cuba, dans le but de  mettre fin aux agissements d'un groupe de trafiquants, il a été lâché, ainsi que ses compagnons survivants, par le gouvernement, peu désireux d'être impliqué dans un incident diplomatique avec La Havane. Jonathan  se fabrique un curriculum vitae professionnel et intègre le collège dans la classe de Jane...

     Nous ne sommes évidemment pas ici dans le monde du "Cercle des Poètes disparus", et le "remplaçant" campé par un Tom Berenger, toujours aussi solide, charismatique, mais peut-être un peu rouillé par l'âge et l'embonpoint, n'a pas tout à fait les mêmes méthodes que John Keating pour obtenir l'attention de sa classe. D'autant plus que, très rapidement, l'histoire quitte le lycée et surtout l'enseignement pour se tourner vers un polar traditionnel à base de vilains narco-trafiquants, et de notables pourris jusqu'à la moelle. Les péripéties sont très prévisibles et on ne peut pas dire que l'approche des problèmes sociaux des étudiants soit d'une subtilité folle. Nous sommes dans le costaud, l'univers des gros bras, et le narratif rudimentaire. Heureusement "Monsieur Smith" ne joue pas trop au Rambo des villes et prend même un certain nombre de pains durant les 90 minutes de film, ce qui donne à l'ensemble un minimum de crédibilité. Dommage quand même que le scénario ne soit pas un poil plus ambitieux, et que le dénouement, du type gros calibre, se révèle aussi basique et sans inventivité.

Bernard  Sellier               

 

 

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