Bryan
Mills (Liam Neeson), ancien agent des Services Secrets américains, vit
en Californie, séparé de sa femme Lenore (Famke Janssen). Il cherche
maladroitement à se rapprocher de sa fille, Kim (Maggie Grace), 17 ans,
qui évolue désormais dans le milieu riche de son beau-père Stuart
(Xander Berkeley). Lorsque Kim demande à Bryan l'autorisation de partir
à Paris avec son amie Amanda (Katie Cassidy), elle se heurte d'abord à
un refus. L'accord parental tombe enfin, mais, dès le premier jour dans
la capitale française, les deux jeunes filles font la connaissance d'un
charmant jeune homme, Peter (Nicolas Giraud), qui n'est autre qu'un
informateur pour un groupe d'Albanais spécialisés dans la prostitution
et le kidnapping. Bryan débarque à Paris, et commence sa quête...
Le sujet n'a rien de particulièrement original. Il reprend celui de "Trade" ou de "Human Trafficking",
à savoir le trafic sexuel d'humains, mais se démarque d'eux en
choisissant délibérément un traitement narratif dans lequel l'action
est reine, là où ses prédécesseurs avaient privilégié une approche plus
dramatique, pseudo-documentaire ou intimiste. Autant dire que
l'on se retrouve avec des séquences musclées, voire quasi sadiques, qui
font penser aux méthodes d'un Jack Bauer sous pression. Ce qui n'est
pas forcément très engageant. Mais l'oeuvre de Pierre Morel possède
deux atouts majeurs. D'une part une impression d'urgence, d'évidence,
qui balaie sur son passage les justes réticences morales que suscitent
les
agissements de Bryan. D'autre part la présence toujours hautement
magnétique de Liam Neeson, capable d'insuffler une dimension
authentiquement tragique à tous les scénarios qu'il habite de sa
présence charismatique. C'est donc avec l'angoisse sincère d'un père
confronté au pire cauchemar imaginable, que l'on suit, haletant, cette
course contre la montre qui, après une ouverture un tantinet convenue
et artificielle, trouve son rythme et son intensité captivante, ne
s'embarrassant ni de réflexions, ni de fioritures, ni d'états d'âme...