L'histoire
reprend là où l'avait laissée la fin du "Tigre du Bengale", à savoir la
fuite de l'architecte Henri Mercier (Paul Hubschmid) et de la danseuse
Seetha (Debra Paget). Perdus dans le désert, sans eau, ils sont
recueillis à demi morts par une caravane. Mais le monarque Cha ndra
(Walter Reyer) lance ses troupes à la recherche des fugitifs. Ceux-ci
sont finalement capturés. Mercier est emprisonné dans les souterrains
du palais, tandis que Chandra envisage d'épouser Seetha, bien que
celle-ci s'y oppose et que la colère gronde parmi les prêtres et les
opposants au régime. La soeur de Mercier, Irene (Sabine Bethmann) et
son mari Walter (Claus Holm), lui aussi architecte, informés par
Chandra que Henri a été tué, s'aperçoivent bientôt que le Maharajah a
menti...
Tout
ce qui a été écrit sur le premier volet de ces aventures indiennes qui
clôturent quasiment la carrière de Fritz Lang peut être recopié sans
changements notables. Le charme de ces péripéties exotiques à
l'ancienne réside surtout dans l'aspect désuet, et forcément porteur de
nostalgie, de la conception que l'on se faisait de ce genre de film il
y a un demi siècle. Les combats ressemblent à de petites escarmouches
de répétition entre apprentis acteurs. Les prêtres et seigneurs qui
discutent en allemand font gentiment sourire. Les marques de fouet,
peintes en rouge sur le dos de Chandra, ne font pas illusion une
seconde. Pas plus d'ailleurs que le serpent risible devant lequel
Seetha danse pour sauver sa vie. Autant dire qu'il ne faut chercher
aucune crédibilité dans ces deux oeuvres qui, malgré tout, demeurent
agréables à visionner, quelques scènes (la fuite dans les souterrains,
la découverte des lépreux enterrés vivants) conservant une séduction
intemporelle.