L'inauguration du plus haut muilding mondial
a lieu en grandes pompes à San Francisco. Sont présents, outre le
Sénateur Gary Parker (Robert Vaughn) et le maire de la ville, Robert
Ramsey (Jack Collins), le promoteur, James Duncan (William Holden),
ainsi que l'architecte, Doug Roberts (Paul Newman). Mais, dès le
commencement de la soirée, quelques incidents mineurs sont signalés
dans les circuits électriques. Roberts se rend compte que les cablages
ne sont pas conformes au cahier des charges qu'il avait imposé. Le
responsable de ces "aménagements" n'est autre que Roger Simmons
(Richard Chamberlain), le propre gendre de Duncan. Lorsqu'un incendie
se déclare dans une pièce isolée, provoquant de graves brûlures sur un
employé, les pompiers de plusieurs casernes arrivent, sous le
commandement de Michael O'Hallorhan (Steve McQueen). Ce n'est que le
début d'une longue nuit de catastrophes...
Dans la copieuse lignée des films de ce type, "La tour infernale"
tient, avec juste raison, une place de premier plan. Même si les
dramatiques événements du 11 septembre font paraître cette trame
presque dérisoire, elle n'en conserve pas moins, replacée dans son
contexte, une intensité remarquable. Une distribution aussi riche
qu'étonnante (Fred Astaire, Jennifer Jones, presque 30 ans après sa
prestation mémorable dans "Duel
au soleil"..., sans parler bien sûr d'un Steve McQueen
mémorable), une progression événementielle et spectaculaire menée avec
autant d'efficacité que de rigueur, une caractérisation des personnages
qui se concentre sur l'essentiel, quelques séquences inoubliables (le
sauvetage dans l'escalier ou le décrochage de l'ascenseur... Tout cela
contribue à rendre tout à fait crédibles et poignants cette course
contre la montre et ce plaidoyer contre l'égoïsme stupide des hommes.
Certes, les effets spéciaux seraient sans doute plus performants
aujourd'hui. Mais retrouverait-on dans un hypothétique remake l'aura
magique que dégagent les acteurs exceptionnels de cette époque ? Rien
n'est moins sûr !