George
Caldwell (Gene Wilder) se rend de Los Angeles à Chicago à bord du train
"Transamerica express". Un voyage de quarante-huit heures. Il fait
rapidement la connaissance de sa voisine de wagon-lit, Hilly Burns
(Jill clayburgh), qui accompagne son patron, un célèbre spécialiste de
Rembrandt, le Professeur Schreiner (Stefan Gierasch). Le coup de
foudre étant réciproque, les deux voyageurs s'apprêtent à passer une
nuit délicieuse, lorsque George aperçoit par la vitre un homme tombant
du toit de la voiture. Il se rend bientôt compte que le visage entrevu
est celui du professeur Schreiner. Les surprises et les ennuis ne font
que commencer...
Auteur
du célèbre "Harold et Maud", Colin Higgins a écrit le scénario de cette
fantaisie policière, avant de réaliser lui-même, deux ans plus tard,
une comédie aussi débridée que jubilatoire (si mes souvenirs ne sont
pas trop flatteurs, car il y a bien vingt ans que je ne l'ai pas revue
!), "Drôle d'embrouille". Mélange a priori risqué de comédie
romantique, de suspense policier, de faux road movie, de péripéties
burlesques, voire de film catastrophe (le final assez "percutant"), le
scénario joue avec habileté de ces composantes hétéroclites, tout en ne
se prenant jamais au sérieux, ce qui est une grande qualité. Il est
grandement aidé par le couple vedette, Jill Clayburgh craquante, Gene
Wilder doté d'un physique atypique et d'un charme incontestable, mais
aussi par des seconds rôles charismatiques, de Patrick McGoohan à Ned
Beatty, en passant par le "Requin" de Richard Kiel que l'on retrouvera
l'année suivante dans "L'espion qui m'aimait".
Le badinage (du commencement (ce n'est pas du Marivaux, mais c'est tout
de même sympathique !) laisse rapidement la place à des rebondissements
gentiment cocasses, dans lesquels la répétitivité volontaire des
situations n'est jamais rédhibitoire. Ce n'est sûrement pas la comédie
du siècle, mais le plaisir est manifeste.