David Grant (Kurt Russell)
fait partie des services secrets, mais côté bureau plutôt qu'action. Il
se retrouve soudain dans le commando qui doit neutraliser un groupe de
terroristes dirigé par Nagi Hassan (David Suchet), qui a pris le
contrôle d'un 747 en vol vers les Etats-Unis, et demande la libération
de son chef Jaffa (Andreas Katsulas). Grâce à un avion expérimental
appelé le "rémora", le commando, dirigé par le colonel Austin Travis
(Steven Seagal) est introduit dans la soute du Boeing. Mais le but de
Hassan n'est pas de libérer Jaffa, mais plutôt de faire exploser
l'avion sur Washington avec un importante quantité de gaz mortel...
Bien sûr, la réalité, hélas, est souvent beaucoup plus horrible et
inventive que la fiction ! Mais, si l'on parvient à faire abstraction
des dramatiques événements du 11 septembre dans le visionnage de ce
film , il faut reconnaître à ce dernier une efficacité sans faille.
Tous les ingrédients habituels sont réunis, et, sur le plan purement
scénaristique, on ne peut pas dire qu'il y ait vraiment beaucoup
d'originalité. Si ce n'est, tout de même la grosse surprise qui, à un
quart du parcours, fait disparaître l'un des personnages principaux !
Sur le plan narratif, quelques qualificatifs résument l'oeuvre :
tension permanente, suspense, rythme, efficacité. Rien ne manque, ni le
désamorçage éprouvant de la bombe, ni les préparatifs minutieux de
l'intervention, ni les accès de panique (le rondouillard informaticien
Cahill (Oliver Platt), ni les avatars qui pimentent obligatoirement ce
type de réalisation (le sergent Cappy (Joe Morton) guidant le déminage
depuis son brancard, ni le terroriste, ici d'autant plus réussi que le
scénariste a privilégié l'aspect glacial, plus inquiétant encore que
les débordements des énergumènes habituellement choisis... Avec, pour
couronner le tout, un Kurt Russell en anti-héros, bureaucrate coincé se
révélant petit à petit un élément déterminant de l'action.
Bref, tous les poncifs du genre sont là, mais amalgamés avec une telle
maestria que le spectateur demeure scotché en attendant le finale en
forme de happy end probable. Que demander de plus à ce genre, dans
lequel "Ultime décision" constitue une très bonne réussite ?
Et puis, nous avons droit à une Halle Berry toujours aussi
resplendissante ! Ce n'est pas un moindre atout...