Un
matin, la terre tremble de toutes parts, et de gigantesques vaisseaux
spatiaux extraterrestres se positionnent au-dessus des plus grandes
métropoles du monde. S'exprimant par la voix de leur charmant
Commandant, Anna (Morena Baccarin), les Visiteurs expliquent que leurs
intentions sont on ne peut plus pacifiques. Mais, très rapidement,
quelques personnes, en particulier l'agent du FBI Erica Evans
(Elizabeth Mitchell), le Père Jack Landry (Joel Gretsch), Georgie
Sutton (David Richmond-Peck), se rendent compte que, non seulement les
Visiteurs mentent, mais que depuis belle lurette, un grand nombre
d'entre eux ont investi la société et toutes les strates des
gouvernements...
Il s'agit, évidemment, du remake de la célèbre
série parue dans les années 80. Hormis le fait qu'il est possible
d'espérer que les effets spéciaux soient plus convaincants aujourd'hui
qu'hier, la base narrative ne peut, elle, subir de grands
bouleversements. Le scénario explorera toujours les manipulations en
tous genres, les affrontements humains-visiteurs, mais aussi, bien sûr,
les luttes intra humaines entre les "collaborateurs" plus ou moins
conscients de leur forfaiture, et les "résistants" jusqu'au boutistes.
Rien de bien nouveau sous le soleil, et, à moins d'une métamorphose
soudaine des fonctionnements psychiques (après tout, le 21 décembre
2012 approche à grandes enjambées !), il est fort probable que, pour
longtemps, les mêmes causes génèreront toujours les mêmes effets. Quant
aux questionnements, ils se reproduiront à l'identique. Dès lors,
est-il judicieux de considérer ce remake comme superflu ? A vrai
dire, non. Car, à moins que mes souvenirs d'il y a trente ans me
trahissent, cette version contemporaine diffère de son modèle sur
quelques points essentiels. Outre le fait qu'elle adopte un aspect
thriller assez convaincant (merci à "24 heures" ou "Fringe" d'être passés par là auparavant), elle présente l'immense mérite d'explorer les conséquences de l'influence des émotions, des sentiments, sur
une civilisation. Cette investigation autorise de multiples
rebondissements, et, surtout, procure à maints personnages une aura
humaine qui rend leur parcours aussi captivant qu'émouvant.
Film sur
IMDB