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" La Vie est belle ", 

( It's a wonderful Life ),        1946,

de : Franck Capra, 

avec : James Stewart, Donna Reed, Gloria Grahame, Ward Bond, Henry Travers,

Musique : Dimitri Tiomkin

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   Clarence (Henry Travers) est un ange, pas très finaud, mais empli de bonne volonté,  qui n'a pas encore eu le bonheur céleste de gagner ses ailes. Pour les obtenir, il est chargé d'une mission délicate. Sauver du suicide George Bailey (James Stewart) qui, près de subir une faillite déshonorante, ne voit plus que cette extrémité en ce soir de réveillon. Pour mener à bien son sauvetage, Clarence et le spectateur assistent donc aux événements qui ont marqué l'existence de George Bailey...

    Tout comme dans "L'extravagant M. Deeds", et la plupart des films de Franck Capra, poésie et tendresse baignent cette histoire merveilleuse qui enchante le coeur et élève l'âme. De même le personnage de James Stewart, qui souffre de sa trop grande bonté, est presque symétrique de celui incarné par Gary Cooper dans l'habit du naïf et spontané Longfellow Deeds.

    L'amour, véhiculé par George Bailey et celle qui devient son épouse, et son opposé, la cupidité associée à la haine, qui ont élu domicile dans le coeur glacial de M. Potter, tissent la trame de cette histoire traversée de scènes poétiques et magiques. L'apothéose est incontestablement la promenade que Clarence fait effectuer à George, au cours de la seconde partie. Trouvaille sobre et géniale qui, bien plus  émotionnelle qu'un long discours, justifie notre apparition et les souffrances que nous subissons sur cette terre.

    James Stewart, fragile, dégingandé et lunaire est magnifique. Donna Reed est délicieuse.

    A cette époque, l'inspiration poétique était simple et savait toucher les coeurs dans ces comédies qui avaient le secret de l'alliance harmonieuse du rêve incarné et de la réalité spirituelle...

Bernard  Sellier               

   

 

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