James
West (Will Smith) et Artemus Gordon (Kevin Kline) font connaissance dans
leur poursuite du Général "Balafre" McGrath (Ted Levine),
qu'ils estiment responsable d'un massacre dans une ville de l'ouest, et
dans l'enquête qu'ils mènent sur la disparition de nombreux savants en
physique et en hydraulique. Ils apprennent que le véritable
démon est en fait Arliss Loveless (Kenneth Branagh) qu'ils croyaient
mort mais qui n'a, de fait, perdu que ses deux jambes... Et que son but
ultime est de partager les Etats Unis entre divers pays d'Europe et
lui-même !
Quel délire permanent ! Les épisodes de la série "Les mystères
de l'ouest", dont est (vaguement) tirée cette histoire
abracadabrante, semblent bien falots à côté de cette débauche de
trouvailles plus extravagantes et démentielles les unes que les autres.
Devant ce foutoir généralisé, qui va du train empli de gags, dans
lequel voyage Artemus, jusqu'à la tarentule géante de Loveless, en
passant par les colliers magnétiques décapitants, ou encore la machine
à explorer l'ultime vision d'un mort, deux réactions sont possibles :
ou bien on trouve cela d'une débilité totale, ou bien on entre dans ce
monde fantastique et on se délecte de chaque invention, en laissant de
côté la raison et la dignité intellectuelle. Personnellement, j'avoue
basculer dans la seconde catégorie. Lorsque la folie atteint un tel
degré et le fait de manière aussi rythmée, elle gagne un charme
indéniable.
On ne compte plus les sous-entendus, les phrases à double sens qui
émaillent des dialogues aussi vifs que simplistes ; les gags ou
compositions visuelles qui fusent à chaque instant (l'oreille en forme
de pavillon de gramophone du Général et le chien qui vient prendre la
pose de "La voix de son maître" !), les moutons qui broutent
sur la pelouse de la Maison Blanche... D'un bout à l'autre, c'est en
permanence une profusion de n'importe quoi dans un scénario aussi
basique que frénétique. Will Smith semble tout droit sorti de MIB et
Kevin Kline joue les transformistes avec un flegme festif. Quant à
Kenneth Branagh, métamorphosé en homme-tronc articulé, il cabotine
avec un plaisir manifeste. Et les effets spéciaux sont tout à fait en
adéquation avec l'hystérie générale...
Bref, c'est primaire au possible, idiot diront, avec juste raison
peut-être, les détracteurs, mais hautement jouissif...
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